Putsch à Ouaga : L’Union Africaine sévit contre les « Terroristes » du CND

Le putsch contre le pouvoir de transition au Burkina Faso ne laisse pas la communauté internationale indifférente. Alors qu’une importante mission internationale sous l’égide de la CEDEAO tente de ramener le Général Diendéré et sa bande à la raison, le Conseil paix et Sécurité de l’UA a décidé hier d’exclure le Burkina Faso de ses activités. Le CPS a pris des sanctions relativement sévères contre les membres du CND. L’UA a donné 96 heures aux meneurs du coup pour remettre le pouvoir aux autorités de la transition.

A la différence de la CEDEAO dont la médiation commence à inquiéter des démocrates burkinabé, l’Union Africaine ne fait pas dans la dentelle et veut contraindre le RSP à abandonner le pouvoir au profit des dirigeants de la transition politique.

Nous vous livrons ci-dessous, les principales sanctions contre le CND :

(i) interdiction de voyage et gel des avoirs de tous les membres du soi-disant « Comité national pour la démocratie » mis en place par les auteurs du coup d’état et de toute personnalité qui participerait au « Gouvernement » qu’ils pourraient créer. Le Conseil prie à la Commission de circuler la liste à tous les États membres et aux partenaires internationaux dès l’expiration du délai fixé plus haut, et de la mettre régulièrement à jour en vue d’y inclure les soutiens civils de la junte militaire ;
(ii) qualification des officiers supérieurs du RSP impliqués dans l’enlèvement et la séquestration du Président de la Transition, du Premier Ministre et de certains membres du Gouvernement comme éléments terroristes, dans le cadre de la Convention de l’OUA de 1999 sur la prévention et la lutte contre le terrorisme et de son Protocole de 2004.
À cet effet, le Conseil prie la Commission de compiler immédiatement une liste, qui doit inclure des membres de la junte, et de la circuler à tous les États membres, ainsi qu’aux partenaires internationaux, dès l’expiration du délai fixé plus haut ;
(iii) initiation des démarches nécessaires auprès des institutions africaines et internationales compétentes, en vue du jugement des auteurs du changement anticonstitutionnel, conformément aux dispositions pertinentes de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance ;
(iv) lancement de consultations avec l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) en vue de priver les autorités de fait de tout accès aux ressources de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), ainsi que cela a été le cas dans la gestion de crises similaires dans la région ; et
(v) demande à tous les partenaires bilatéraux et multilatéraux de suspendre tous les programmes de coopération militaire et sécuritaire avec le Burkina Faso, ainsi que les programmes de coopération économique, étant entendu que tout devra être mis en œuvre pour minimiser l’impact sur la population civile.
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