Economie : Les transferts d’argents des migrants vers l’Afrique pourraient chuter de 9%

Plus de huit mois après le début du covid-19, l’effondrement des économies impactent également les envois de fonds des migrants vers leurs zones d’origine. Selon un communiqué de la Banque mondiale, ces transferts ont diminué de 14% sur le plan mondial et de 9% pour l’Afrique subsaharienne, par rapport à leurs niveaux de 2019.

Les transferts d’argent vers les pays à revenu faible et intermédiaire devraient se replier à 508 milliards de dollars en 2020, en recul de 7 %, avant de connaître un nouvel effondrement en 2021, à 470 milliards de dollars (- 7,5 %). Les envois de fonds vers l’Afrique subsaharienne devraient reculer d’environ 9 % en 2020, à 44 milliards de dollars

L’atonie de la croissance économique, l’insuffisance des niveaux d’emploi dans les pays d’accueil des migrants, la faiblesse des cours du pétrole et la dépréciation des monnaies des pays d’origine des transferts d’argent par rapport au dollar expliquent en grande partie ce déclin, indique l’institution de Bretton Wood.

« Vue sous l’angle migratoire, la pandémie de COVID-19 a des effets généralisés, puisqu’elle touche à la fois les migrants et les familles qui dépendent de ces envois de fonds, souligne Mamta Murthi, vice-présidente de la Banque mondiale pour le développement humain et présidente du comité directeur sur les migrations.

La situation devrait être la même pour le Togo et devrait impacter gravement les familles des migrants. Selon la Banque mondiale, les envois d’argent des migrants togolais sont supérieurs à l’aide publique au développement.

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A propos Komi Dovlovi 997 Articles
Journaliste chroniqueur, Komi Dovlovi collabore au journal Le Temps depuis sa création en 1999. Il s'occupe de politique et d'actualité africaine. Son travail est axé sur la recherche et l'analyse, en conjonction avec les grands  développements au Togo et sur le continent.

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