Saccage sauvage du domicile du secrétaire général du PNP à Kpalimé

Monsieur Moutawakilou, Secrétaire général, section PNP Kpalime., de nouveau interpellé après trois mois de prison pour activités politiques légales.

48 heures après l’arrestation de Yacoubou Moutawakilou, secrétaire général de la section PNP Kpalimé, les images de la mise à sac de son domicile par l’armée témoignent  d’une intervention carabinée.

Apparemment, au sein des casernes militaires ou chez les gendarmes, on tope dans les mains pour manger du militant PNP. Car, difficile de savoir ce qu’il en est réellement de la chasse livrée aux militants d’un parti politique légalement constitué.  S’agit-il d’une chasse aux militants, sympathisants du PNP ou tout simplement à une ethnie ?   Les forces de l’ordre ont eu  la main lourde ce week-end. Selon les dernières mises en jour, 33 militants et sympathisants PNP ont été interpellés et détenus dans des lieux encore inconnus.

Le 25 janvier dernier, les éléments des forces de l’ordre font les murs du domicile de Monsieur Moutawakilou et mettent la maison sens dessus dessous. Porte fracassée, fenêtres et meubles brisés, chambres  totalement renversées, portables arrachés, le mode opératoire est le même partout. Que ce soit à Sokodé et Bafilo, à telle enseigne que  l’on peut sans risque prendre les interventions pour des cambriolages de nuit, s’il ne s’agissait pas des corps habillés.

Yacoubou Moutawakilou a déjà été arrêté le 11 avril 2018 puis fait la prison avant d’être libéré le 16 juillet 2018. On lui reproche son activisme politique pour un non au quatrième mandat de Faure Gnassingbe. Le préfet de Kloto a mobilisé les chefs traditionnels qui ont menacé de faire intervenir les chasseurs traditionnels contre la population Tem de Kloto. Une intervention des chefs traditionnels qui n’a été sanctionnée par les autorités.

Arrestation d’un autre militant PNP à Agoè-Zongo

En décembre 2019, les bérets rouges venus du camp de Temedja (Préfecture de l’Ogou) ont assiégé la ville de Kpalime et surtout le quartier de Zongo et ont procédé à plusieurs arresrations, et à des atrocités sur la population Tem.

Dans la même nuit du 25 au 26 janvier,  avec les mêmes méthodes d’arrestation, les forces de l’ordre ont kidnappé  Aboubakar Tchatikpi à son domicile, au quartier Agoè-Kotokoli-Zongo, devant  sa femme et ses enfants.

Agoè-Zongo à Lomé, Zongo à Kpalimé, Bafilo, Sokodé, Kandambara, Kaparatao, Soudou, et Mango, sont les principales zones habitées par des Tems, des populations soupçonnées de sympathie pour le PNP.

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A propos Komi Dovlovi 901 Articles
Journaliste chroniqueur, Komi Dovlovi collabore au journal Le Temps depuis sa création en 1999. Il s'occupe de politique et d'actualité africaine. Son travail est axé sur la recherche et l'analyse, en conjonction avec les grands  développements au Togo et sur le continent.

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