L’actualité vue par Le Temps du Togo

Libre circulation: Rackets, prélèvements illicites aux postes frontaliers du Togo

Un rapport d’une ONG révèle des pratiques anormales aux postes…

Casques bleus Minusma : un soldat togolais perd la vie

Plusieurs casques bleus togolais ont déjà perdu la vie pour…

La création d’une monnaie unique de la Cedeao reportée à…

Pas de monnaie unique de la Cedeao en 2020. L’information…

El hadj Kantoutib YANDJA préside Foadan Football Club de Dapaong

Foadan, club de football de première division du Togo prépare…

Mise en œuvre politiques UEMOA: Avancée mitigée du Togo

L’espace UEMOA organise une revue annuelle où chaque pays évalue…

Kpalimé: Comprendre et expliquer l’importance des taxes dans une commune

Kpalimé et d’autres villes pilotes sont en voie d’expérimentation des…

CAN 2019 : Paul Biya s'implique dans l'accélération de construction

Le Président camerounais, Paul Biya s’implique dans l’avancement de préparation…

Marseille : des témoins assistent à un viol en pleine…

Trois amies qui célébraient leurs retrouvailles à la terrasse d’un…

CAN 2019 : Issa Hayatou répond à son successeur Ahmad

L'ancien président de la CAF, Issa Hayatou rumine à peine…

CEMAC : La forte baisse des réserves de change menace le…

Le FCFA menacé de dévaluation. Le FMI confirme les inquiétudes…

Le journaliste américain Garry Iwele interdit de quitter la RDC

Le journaliste indépendant Garry Iwele, basé à Washington, interpellé puis…

Des inspections pédagogiques célèbrent la citoyenneté par des saynètes

Des inspections pédagogiques ont accueilli un festival en cette fin…

Olusegun Obasanjo présente son livre «l’Afrique en marche»

L’écriture est devenue l’une des passions de l’ancien président nigérian,…

Togo recrute Directeur Général pour réguler l'ARCEP

Le Togo dit vouloir nouer avec les principes modernes de…

La CAF rejette les réserves du Togo contre le Bénin

La CAF a rejeté les réserves portées par le Togo…

Environnement : Les communautés Wadagni s’organisent autour de leurs forêts

Les vastes terres de Wadagni étaient prisées du fait de…

L’année scolaire se termine au collège militaire Eyadéma de Tchitchao

Tout se passe en beauté en cette fin d’année pour…

L'académie Kabiyè réactualise ses textes

Les membres de l’académie de langue nationale Kabiyè ont tenu…

Zones minières : nécessité d’un dialogue autour des droits des communautés

Le 25 juillet à Vogan le «dialogue des parties prenantes…

Qualification CHAN : Des réserves dans la double confrontation Togo-Bénin

Le Togo et le Bénin ont joué pour la qualification…

La vingtième promotion EFOFAT accède aux grades de sous-lieutenants

L’Ecole de Formation des Officiers des Forces Armées Togolaises (EFOFAT)…

Quarante entraîneurs togolais en quête de la licence B-CAF

Quarante entraîneurs de football du Togo sont en stage pour…

Les Akposso ont leur concours/festival de danses traditionnelles

Une première édition du festival de danses traditionnelles s'est déroulé…

Le FMI pourrait délocaliser en Chine dans dix ans

Selon la patronne du Fonds Monétaire International, Christine Lagarde, le…

Transport taxi : Le Caire, mégapole la moins chère au monde

Quelles sont les villes où le Taxi coûte le plus…

Elle trouve la mort dans un conflit foncier dans l’Akébou

Mme Tchando Bêta contribuait au revenu de la famille par…

Bassar: Un ponceau réaménagé et réceptionné sur la piste Dimori-Bikpadjabe

Bassar enregistre le désenclavement de deux localités naguère reliées par…

Rd Congo: sanctions envisagées pour les compagnies minières

La banque centrale de la RDC ne va pas du…

Les Etats-Unis opposés au siège de la RDC au Conseil…

Un siège pour la RDC au conseil des droits de…

Le CLAC de Notsè transformé en centre culturel numérique

Le Centre de lecture publique, CLAC de Notsè a fait…

«
»
TwitterFacebookGoogle+

Claude Ameganvi lance une campagne pétitionnaire pour la démission de Faure Gnassingbé

Claude Ameganvi du Parti des Travailleurs, sonne la mobilisation populaire pour le départ de Faure Gnassingbé après 50 ans de pouvoir familial et clanique. 

A l’occasion du cinquantième anniversaire du clan familial au pouvoir le 14 avril prochain, Claude Ameganvi, le leader du Parti des Travailleurs, lance une pétition pour la démission de Faure Gnassingbé.

Piqûre de rappel. Claude Ameganvi, le leader des Partis des Travailleurs, est imbu de leçons d’histoire, et rares sont les hommes politiques togolais qui ont une telle connaissance de l’histoire du Togo.

Pour ceux qui l’ignorent encore, contrairement aux idées reçues, Gnassingbé Eyadema, de son vrai Etienne Eyadema, est arrivé au pouvoir le 14 avril 1967 et non le 13 janvier 1967. Il venait de pousser à la porte le colonel Kléber Dadjo, présumé chef de la junte militaire auteure qui venait de renverser le régime civil de Nicolas Grunitzky, miné par des querelles byzantines.

Il était une fois Etienne Gnassingbe Eyadema

Porté au pouvoir par la France à la suite de l’assassinat du président  Sylvanus Olympio, son beau-frère, Nicolas Grunitzky, manquait de maîtrise dans la gestion du pouvoir aux yeux des services de Jacques Foccart et de Gaule. Pire : sa « faiblesse » permettait le retour en force des ex-CUT restés fidèles au père de l’indépendance du Togo. Le deuxième président  qui vivait sous la hantise d’un coup d’Etat a passé facilement aux militaires.

Problème : le colonel Kléber Dadjo,  le chef de la junte, est un personnage falot vivant sous l’empire du verre. Les Français le remplacèrent alors par le Sergent Etienne Eyadema le 14 avril 1967. C’est plus tard qu’Eyadema portera le patronyme Gnassingbé qui est en réalité celui de son beau-père.

Depuis le 14 avril 1967, Etienne Eyadema Gnassingbé règnera sur le Togo d’une main de fer à travers une dictature militaro-civile d’un parti unique RPT (Rassemblement du peuple togolais) et une répression féroce de l’opposition par une armée tribale et clanique.

Etienne Gnassingbé a réussi à se maintenir pendant 32 ans à la tête du Togo, en dépit de la lutte de l’opposition exprimée par divers complots et  attentats, de la lutte démocratique du peuple à travers le soulèvement populaire le 05 octobre 1990 et la Conférence nationale souveraine. Son règne sanglant aura coûté près de  10.000 morts selon le Parti des Travailleurs. Sans compter le désatre social de son incompétence en économie.

A sa mort le  5 février, un quarteron d’officiers impose son fils Faure Gnassingbé au prix d’un massacre de 400 à 500 personnes (de février à mai) selon le Haut-Commissariat des Nations-Unies aux droits de l’homme et 1000 selon la Ligue Togolaise des droits  de l’homme. Par des tours de passe passe juridique, des élections controversées, la mainmise sur l’appareil judiciaire, l’administration et l’Assemblée nationale, Faure Gnassingbé dirige le pays depuis 12 ans. Il est à son troisième mandat et se prépare à aller à un quatrième.

Le délitement de l’opposition politique, le retournement d’une forte partie de l’élite intellectuelle laissent à Faure Gnassingbé un grand boulevard pour rester ad vitam aeternam au pouvoir.

D’où la réaction de Claude Ameganvi, l’infatigable leader du Parti des Travailleurs. 38 ans pour le père, 12 ans pour le fils, l’addition est très salée pour les Togolais qui n’en peuvent plus de vivre dans un pays économiquement exsangue.

Claude Ameganvi en campagne pétionnaire pour une démission

Pétition. C’est le refus de la prolongation des souffrances sans fin des Togolais qui incite le leader du Parti des Travailleurs à lancer le 14 mars  dernier, en conférence de presse, une campagne pétitionnaire  pour la démission de Faure Gnassingbé le 14 avril prochain.

Claude Ameganvi, le leader du Parti des travailleurs

L’objectif de la pétition est de demander à Faure Gnassingbé de « démissionner de ses fonctions» en tout cas de quitter la présidence à la veille de «la commémoration du 50ème anniversaire du règne du clan familial des Gnassingbe Eyadema au Togo».

Nous estimons que c’est trop pour le Togo, trop pour l’Afrique, car le Togo est le deuxième pays au monde après la Corée du Nord  où règne une dictature aussi longue, déclare Claude Ameganvi.

Aussi, le leader du Parti des Travailleurs a-t-il noté les multiples changements démocratiques chez les voisins et surtout en Afrique de l’Ouest- la Gambie étant le dernier pays à connaitre une alternance démocratique après 22 ans de dictature de Yahya Jammeh. Le Togo reste un îlot de dictature clanique et tribal, et des méthodes de gouvernement suranné.

Certes la démission de Faure Gnassingbé dans un mois n’est pas une partie gagnée d’avance. Et le coordonnateur du Parti des Travailleurs ne se fait aucune illusion sur une telle gageure. Par ailleurs, le président Faure Gnassingbé n’ayant apparemment pas cure d’incarner une gouvernance vintage, affiche un mépris de son peuple. En décembre 2016, lors du sommet France-Afrique à Bamako, il a déclaré qu’il ne voit « pas de  rapport »  entre le départ volontaire du président François Hollande après  un mandat de cinq ans, et les 50 ans de règne de la dictature surannée des Gnassingbe au Togo.

Echec en perspective ?

Loin d’être un naïf, Claude Ameganvi, un militant trotskiste qui fut un casse-tête pour Eyadema pendant la conférence nationale en 1991, a le sens de la symbolique. Le lancement de cette pétition constitue tout un symbole dans un contexte socio-politique marqué par des grèves à répétition dans l’enseignement public, le ras-le-bol des élèves qui manifestent intempestivement dans la rue, les jacqueries dans les zones rurales,  une opposition certes démoralisée mais renvoyée dans ses derniers rentranchements, le dos au mur, inquiète des coups d’état électoraux en gestation lors des prochaines élections locales et législatives.

Le contexte sous-régionnal et international pourrait favoriser aussi une pression populaire. Le gouvernement togolais voulant redorer son blason, entend faire de Lomé une plaque tournante des conférences internationales. Un remake d’un passé des années 1980-1990 pendant lesquelles à des coûts exorbitants pour le budget de l’Etat, Eyadema organisait des sommets de la CEDEAO, ACP-UE, etc… Sauf que les tenants de cette diplomatie risque d’être déçus. On ne se baigne pas deux fois dans le même fleuve, écrivait Héraclite. Ça vaut aussi en politique. Il faut savoir vivre avec son époque.

Rappelons néanmoins qu’il ne s’agit pas de la première pétition de Claude Ameganvi pour une démission de Faure Gnassingbé. En 2012, il avait également conçu un tel projet, qui fit chou blanc. Saboté par ses ex-alliés de l’ANC, confie-t-il. A l’époque, le leader du Parti des Travailleurs a accusé l’ANC alors très en verve dans les manifs de la plage, d’être obnubilé par les législatives de 2013.

Claude Ameganvi a également lancé une autre campagne pétitionnaire pour exiger de Manuel Valls le remboursement des 5 milliards CFA au « peuple togolais ». Une générosité du pouvoir togolais, à en croire le coordonnateur du Parti des Travailleurs.

660 Vues totales 2 Vues ce jour

Laisser un commentaire

Newsletter