Présidentielle gabonaise: le bras de fer Bongo-Ping se précise

Jean Ping, ancien président de la Commission de l'UA, principal challenger d'Ali Bongo

Dans une semaine, les électeurs gabonais vont voter pour désigner un nouveau président de la République. Le système électoral prévoit un scrutin uninominal à un tour. 14 candidats avaient pris le départ. Trois se sont désistés pour soutenir Jean Ping qui devient le véritable challenger du président sortant Ali Bongo.

La grande nouvelle de la campagne présidentielle au Gabon, c’est la décision de Léon-Paul Ngoulakia, un cousin germain du président Ali Bongo Ondimba, de se rallier à Jean Ping. Avant lui, deux des principaux candidats de l’opposition gabonaise, Guy Nzouba Ndama et Casimir Oyé Mba, ont annoncé, mardi dernier, leur ralliement à Jean Ping pour l’élection présidentielle du 27 août. L’héritier d’Omar Bongo Ondimba doit désormais faire  face à ce front de l’opposition, décider à lui barrer la route du renouvellement du bail présidentiel.

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L’accord entre les opposants d’Ali Bongo suscite des discussions passionnées tant au Gabon qu’à l’étranger. Les partisans du PDG au pouvoir dénonce un “accord de partage de pouvoir” qui ne serait basé sur aucun programme commun de gouvernement. Lors d’une émission ce dimanche sur RFI, le Directeur de campagne du président sortant a fait cas de ce que ce serait le chéquier de Jean Ping qui aurait motivé les trois candidats à le suivre.

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Du côté du front de l’opposition, on fait cas d’une tactique électorale destinée à assurer la victoire au candidat Ping et ainsi favoriser l’alternance démocratique à la tête du Gabon. La réalité est que le théâtre politique gabonais se joue avec les mêmes acteurs. En effet, Guy Nzouba Ndama, ex-président de l’Assemblée nationale, Casimir Oyé Mba, un ancien Premier ministre, et Jean Ping sont d’ex-cadres du régime d’Omar Bongo, le père et prédécesseur de l’actuel chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, candidat à sa propre succession.

Dans tous les cas, l’élection de dimanche prochain se montre de plus en plus ouverte. L’autre enjeu, c’est la capacité de la Commission électoral à assurer un scrutin transparent et libre.

K. Agboglati

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