L’actualité vue par Le Temps du Togo

Education: Détournements à la direction régionale de Lomé

Le conseil des ministres a révélé de graves malversations financières…

Alpha Condé pour sauver la mise à Yahya Jammeh

Le Guinéen Alpha Condé est en Gambie avec pour mission…

Aného découvre « l’or blanc » sur sa côte

Les premiers produits de l’unité artisanale de production de sel…

Un atelier sur la gestion du patrimoine muséographique

Un atelier sur le patrimoine a été organisé par la…

La préfecture Golfe et l'IYF engagés pour la décentralisation

La préfecture du Golfe et l'International Youth Fellwoship signent un…

Gambie : Adama Barrow investi à Dakar

Le président élu de la Gambie, Adama Barrow, a fait…

Le gouvernement institue un groupe de travail pour l'éducation

Le Premier ministre Selom Klassou a institué un Groupe de…

Gervais Djondo distingué pour sa contribution à l’économie africaine

L'entrepreneur Gervais Djondo a été distingué par l’Initiative AfroChampions pour…

Faure Gnassingbé aurait donné 5 milliards à Manuel Valls

Lors de son passage à Lomé, Faure Gnassingbé aurait offert…

Les enseignants en grève de trois jours à compter de…

Les syndicats enseignants du public ont relancé une grève de…

Vers une intervention militaire en Gambie

Selon un officiel nigérian, l’option militaire est imminente  en Gambie…

Téléphonie mobile : Un troisième opérateur est possible

Un troisième opérateur de téléphonie mobile est possible, déclare M.…

Le Roy aligne un groupe choc contre la Côte-d’Ivoire

Le sélectionneur des Eperviers du Togo, Claude Le Roy vient…

Médias : Le Groupe Sud média en voie de fermeture ?

L’ultimatum de la Haac aux médias menacés de fermeture a…

Les Eperviers ouvrent les matches de leur groupe ce lundi

Les Eperviers du Togo ouvrent le bal des matches de…

Gambie: Les jours de Yahya Jammeh sont comptés

A trois jours de la fin de son mandat ,…

Vers une monnaie numérique, le e-cfa dans l’Uemoa

Le Sénégal va tester au nom des pays de l'UEMOA,…

Politique : Yawovi Agboyibo le CAR en main

Yawovi Agboyibo a repris la tête du Comité d’action pour…

Jean-Pierre Fabre veut rencontrer Faure Gnassingbe

Dans un courrier au chef de l’Etat, le leader de…

L’Etat togolais appelle les couvents vaudous à de la discipline

Le non respect de la discipline au sein de la…

Presse : Le PPT dément avoir reçu l'argent de la corruption

En pleine bourrasque de scandale de corruption, le Patronat de…

Banque mondiale : Une croissance faible en Afrique en 2017

Pour la Banque mondiale, l’Afrique subsaharienne  connaîtra une croissance « modeste »…

Economie: Le Budget 2017 ne peut pas financer la croissance

Selon l’ancien ministre Kako Nubukpo, le budget 2017 limite les…

Etat-civil : Faciliter les procédures d’enregistrement de nouveaux-nés

Partenaires et acteurs se mobilisent pour améliorer les procédures d'enregistrement…

Togo: Deux milliards pour les victimes de violences politiques

Dans le cadre du processus de réconciliation, l'Etat a provisionné…

Suppression des frais roaming entre le Togo et cinq pays

Le Togo formalise son intention de supprimer les frais de…

Gambie: Yahya Jammeh attendra jusqu'en mai pour le recours

Le Cour suprême de Gambie n’a pas siégé sur le…

Côte d’Ivoire : Kablan Duncan nommé vice-président

Le président Alassane Ouattara a désigné Daniel Kablan Duncan, son…

Presse privée: Démission en cascade dans les corporations

  Le Patronat de la presse togolaise (PPT) enregistre une deuxième…

Gambie: Une Cour suprême fantôme pour Yahya Jammeh

La Cour suprême de Gambie doit statuer sur un recours…

«
»
TwitterFacebookGoogle+

Presse privée: Démission en cascade dans les corporations

 

Le Patronat de la presse togolaise (PPT) enregistre une deuxième démission d’un de ses membres, suite au scandale corruption qui secoue la presse.

Cascade de démissions au sein de la presse privée à cause d’un don en espèces du chef de l’Etat togolais à une catégorie particulière de journalistes. Ferdinand Mensah Ayité, directeur du bi-hebdomadaire L’Alternative, journal critique à l’égard du pouvoir en place, vient de quitter en douce le PPT, «pour des raisons personnelles».

Cette démission fait suite à une première démission, le 9 janvier dernier, celle d’Albi-Alfa, Directeur de publication du journal Le Rendez-vous, et vice-président du PPT.

Ces départs au sein du PPT illustrent un malaise dans la presse. Le PPT est présenté comme proche de l’opposition, et ces journalistes, mythiquement incorruptibles, sont aux avant-postes de la lutte contre la corruption.

Pourtant cette confrérie des Robespierre de la presse privée se trouve elle-même entachée : l’un de ses leaders, en  l’occurrence, son président, Carlos Ketohou, serait au cœur du scandale. Une histoire d’arroseur arrosé.

De quoi s’agit-il dans la presse ?

Selon des sources dignes de foi et corroborées par l’un des bénéficiaires, le Président de la République, comme «à l’accoutumée», aurait décidé de gratifier certains journalistes de subsides pour «bien passer les fêtes de fin d’année.» Un cadeau du président, dit-on, sans qu’on sache sur quels budgets émarge  une telle générosité de Faure Gnassingbé.

L’argent aurait été remis à Pitang Tchalla, ci-devant président de la Haac, et grand pourfendeur, devant l’éternel, des comportements déviants dans la presse privée.

C’est par lui que le scandale est arrivé. Plusieurs dizaines de journalistes et des intervenants dans le monde de la communication, auraient perçu chacun 400.000 CFA pour la fête. Dans le plus grand secret. Jusqu’à ce que le secret est dehors…

Une machine digne de l’affaire Clearstream

Dans une machination digne des grands polars, le corbeau, celui qui aurait vendu la mêche concernant le partage d’une somme importante venant de la présidence de la République, serait lui-même, d’après son entourage, l’un des tenants et aboutissants de l’affaire.

Frustré de n’avoir pas pu toucher le jackpot ( 1,5 million CFA) qu’il aurait souhaité et ne pouvant pas se contenter des merles, 400.000 CFA,  faute d’avoir les grives, le corbeau, aurait donc publié sur le réseau social whatsapp, la liste des présumés bénéficiaires de la générosité présidentielle.

Sur la liste, on trouve les fameux journalistes du CONAPP, le patronat proche du pouvoir, évidents et normaux destinataires de la générosité de Faure Gnassingbé.

Mais, excellente machination, la liste est truffée de faux bénéficiaires, des journalistes dont on voudrait peut-être entacher la « réputation ». Il y a des listes de 35 journalistes, d’autres de 60.

Résultat, une incompréhension et une confusion totales sur la vérité de la liste voire sur son existence réelle. Tout le monde soupçonne tout le monde tandis que de sérieuses suspicions pèsent sur les démentis formels apportés par certains présumés bénéficiaires.

Si l’on voulait tomber le discrédit sur la presse privée, on ne s’y serait pas pris autrement. Une affaire Clearstream à la sauce togolaise.

Et, comme pour rendre l’imbroglio encore plus difficile à démêler, le PPT signe un communiqué au vitriol pour fustiger l’attitude du Président de la Haac, M. Pitang Tchalla, le précieux missionnaire du chef de l’Etat, et des journalistes bénéficiaires.

Dans ledit communiqué du PPT, il est même demandé aux journalistes bénéficiaires de ne pas céder à la tentation d’entacher leur  travail à cause de l’argent de « la corruption ».

Carlos Ketohou et Pitang Tchalla sur la sellette

Cependant, Carlos Ketohou, le signataire du fameux communiqué du PPT, est considéré par certains membres comme le fameux corbeau. En pleine réunion du PPT, il a le réflexe du journaliste d’investigation, appelle Pitang Tchalla au téléphone pour savoir si les allégations de la liste sont vraies. Comédie ? Décontenancé d’une telle outrecuidance, le président de la Haac aurait tout simplement raccroché sans broncher.

Depuis la découverte du pot aux roses, Carlos Ketohou est sur la sellette. Son PPT est en voie d’implosion avec le départ de ses membres. Pire, lui-même risque fort de perdre la face, jetant du discrédit sur tout son combat, surtout celui en matière de journalisme des droits de l’homme. Son journal, L’Indépendant Express risque d’en pâtir également, le contenu devenant suspect.

Mais le noeud de l’affaire, à savoir l’éthique bafouée, est en passe d’être oublié. On connait déjà les habitudes de la presse togolaise, facilement corruptible pour des clopinettes, cependant le comportement du Président de la Haac, institution de la République chargée de la régulation de médias, est proprement scandaleux si les faits sont avérés.

Si le président de la Haac se met dans le rôle du plus grand corrupteur commun, accepte de stipendier à tout va des journalistes, comment peut-il défendre cette institution devant la volonté manifeste d’un pouvoir central de contrôler et museler la presse ?

Depuis le début de l’affaire, Pitang Tchalla s’est emmuré dans un mutisme assourdissant tandis qu’un anonyme proche de la HAAC confiait à notre rédaction qu’il n’a pas agi en tant que président.  Au nom de quoi alors aurait-il fait cela ?

Dans un communiqué, le président de l’ANC, Jean-Pierre Fabre, taxait Pitang Tchalla d’être illégitime. Cette affaire des dons présidentiels en argent à certains journalistes montre à suffisance qu’il ne fait aucuns efforts pour prouver le contraire à ses détracteurs.

256 Vues totales 2 Vues ce jour

Laisser un commentaire

Newsletter