La recherche scientifique face aux défis climatiques en Afrique

Les travaux de la 17ième édition des Journées Scientifiques Internationales de Lomé (JSIL) ont été ouverts ce lundi par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche Octave Nicoué Broohm. Ces journées sont placées sous le thème : « la recherche scientifique face aux défis climatiques et les enjeux de développement ».

Plusieurs experts et chercheurs venus de douze pays (12) de la sous région plus la France réunis à Lomé vont mener des réflexions sur l’apport des chercheurs africains aux problèmes de développement liés aux changements climatiques sur le continent.

De certains chercheurs de l’Université de Lomé on estime que le premier obstacle à la recherche scientifique au Togo est le manque de financement.

« Les financements pour la Recherche Scientifique au Togo viennent essentiellement des institutions internationales et rarement de l’Etat ou du secteur privé. Ceci oblige certains chercheurs à diriger parfois leurs recherches dans le sens voulu par ces institutions pour des résultats qui n’ont parfois pas de liens directs avec les réels enjeux de développement dans nos milieux » a laissé entendre M. Gado Tchangbedji, doyen de la faculté des sciences à l’Université de Lomé.

Outre le manque de financement, on note également l’inexistence  d’une collaboration entre l’Etat et les chercheurs ou entre le secteur privé et les chercheurs comme principales difficultés liées à la recherche scientifique au Togo.

« Il nous faut mobiliser tous les acteurs, les partenaires techniques et financiers ainsi que le secteur privé pour investir d’avantages dans la recherche scientifique parce que l’Etat seul ne peut pas faire face aux coûts liés à la recherche au Togo », a pour sa part reconnu le ministre Broohm.

En  août 2015, l’Union Africaine a recommandé aux pays africains de consacrer au moins 1% de leur PIB à la recherche scientifique pour pouvoir atteindre les Objectif du Développement Durable (ODD). Seul le Mali a pu se rapprocher de cette recommandation avec 0,7% de son PIB (soit 90 milliards de F CFA)  à la recherche scientifique contre 0,5% pour le Sénégal.

Joseph Ahodo

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A propos Omaboe Akpovi 896 Articles
Journaliste Reporter, 7 ans d'expérience. Couvre l'actualité nationale et les reportages sociaux, culturels, ainsi que les événements de la la société civile. Passionné de lecture et des médias sociaux.

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