Des frappes de drones militaires maliens ont tué au moins 10 civils dimanche dans la région centrale de San, alors que les villageois se préparaient pour une cérémonie de mariage collectif traditionnelle, selon des habitants, des sources sécuritaires et des élus locaux cités par l’AFP.
L’attaque a eu lieu dans la localité de Téné, sur fond de crise sécuritaire croissante qui a intensifié la pression sur la junte militaire au pouvoir au Mali suite aux attaques coordonnées menées le mois dernier par des groupes djihadistes et séparatistes.
Un habitant a déclaré à l’AFP que « 10 de nos enfants » avaient été tués lors des frappes, ajoutant que ce qui « aurait dû être un moment de joie dans le village s’était transformé en une immense tristesse ».
Selon une source sécuritaire, les victimes se préparaient pour la deuxième édition d’une cérémonie de mariage collective, décrite comme un événement culturel important pour la communauté : « La tragédie s’est produite alors que les villageois préparaient la deuxième édition de ce mariage collectif traditionnel », a déclaré la source à l’AFP, ajoutant que les drones semblaient viser « un cortège de motos qui se suivaient ».
Un élu local a également confirmé les décès, indiquant qu’au moins 10 civils avaient été tués peu avant le début prévu du mariage.
Cet incident survient alors que le Mali est confronté à l’une de ses crises sécuritaires les plus graves depuis des années. Depuis avril, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, aurait coordonné des attaques avec des séparatistes touaregs du Front de libération de l’Azawad (FLA) contre des positions militaires contrôlées par la junte.
Les offensives de grande envergure des 25 et 26 avril ont ciblé des villes stratégiques et auraient coûté la vie au ministre malien de la Défense. Depuis, des villes du nord, dont Kidal, sont tombées sous le contrôle de groupes séparatistes et djihadistes, selon des sources locales, tandis que Bamako subit une pression sécuritaire croissante.
Le Mali est en proie à la violence armée depuis 2012, alimentée par des insurrections islamistes, des rébellions séparatistes et des réseaux criminels organisés opérant dans toute la région du Sahel.
AfriqueMag
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