Celui qui assure une « intransigeance » sur l’orthographe au baccalauréat dès cette année a été mis en difficulté sur des mots comme « dilemme » ou « accueil ».
Alors qu’il prône « l’intransigeance » sur l’orthographe au Bac, le ministre de l’Éducation Édouard Geffray a passé un test d’orthographe qui a semblé le mettre en difficulté sur le plateau de « C à vous » ce mardi 2 juin. Il a trébuché sur « dilemme », mais a obtenu l’indulgence du jury en se rattrapant avec « rhododendron ».
Sur l’ardoise qu’un chroniqueur lui tendait, le ministre a d’abord griffonné sous la dictée, le mot « accueil ». « Il y a un problème ! », corrige Anne-Élisabeth Lemoine. Le ministre efface ce qu’il a écrit, avant de ré-écrire, cette fois-ci apparemment sans faute. « On a le droit à une seconde chance au bac ? », ironise l’animatrice.
Édouard Geffray tombe ensuite dans le piège du mot « dilemme », qui ne prend pas de « n » à la fin, contrairement à ce qu’il écrit sur son ardoise. « Il me semble que les deux orthographes sont possibles. Non ? Au temps pour moi », s’excuse celui qui avançait il y a quelques semaines qu’ « avoir le baccalauréat doit attester d’un certain niveau de maîtrise de la langue ».
« Quand on écrit, on fait tous des erreurs »
Mais le ministre se rattrape avec « rhododendron », qu’il écrit sans faute. « Coccyx » le fait là encore hésiter, mais il est sauvé par Anne-Élisabeth Lemoine, qui lui propose d’être son assistante IA, même si le ministre venait de rappeler qu’il était contre toute forme d’assistance par une Intelligence artificielle pendant les examens.
Le verbe « proscrire », à la première personne de l’imparfait du subjonctif, provoque aussi l’hésitation du ministre, avant que le « que je proscrivisse » sorte de la bouche de l’un des chroniqueurs.
En ce qui concerne la présence ou non de majuscules sur « ministre de l’Éducation nationale », Édouard Geffray peut rappeler les règles sans être contesté : ministre n’a jamais droit à une majuscule, « contrairement à Président », rappelle-t-il. Quant à savoir si Éducation nationale prend une majuscule, « cela dépend des usages », affirme-t-il. Le ministre finit par obtenir une appréciation mi-figue mi-raisin de ses correcteurs : « 15 sur 20 », « début laborieux, peut mieux faire ».
Il opère un rétablissement remarqué en expliquant que ce petit examen démontre bien que « le vrai enjeu, c’est la relecture ». « Quand on écrit, on fait tous des erreurs. Ce n’est pas grave d’en faire, par contre prenez 10 minutes à la fin pour vous relire », lance-t-il aux futurs candidats du bac.
Maïwenn Furic, HoffPost
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