Justice: Condamnations pour deux trafiquants de peaux de pythons

Le commerce de peaux de pythons royaux est réglementé ici par la loi. Deux contrevenants togolais viennent d’écoper de 24 mois de prison dont 14 avec sursis

La Chambre Correctionnelle du tribunal de première instance de Lomé a condamné le 15 novembre 2017, MM. Adamou Mohamed et Kolégan Ablam à 24 mois de prison dont 14 avec sursis et une amende d’un million de FCFA chacun pour commerce illégal de peaux de pythons royaux, une espèce protégée.

A titre de dommages et intérêts, ils ont été aussi condamnés chacun à payer deux millions de FCFA, au Ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières (MERF), partie civile.

Cette action juridique est conjointement diligentée par le réseau EAGLE-Togo et le Ministère togolais de l’environnement. Sur le plan africain le réseau Eagle Togo est fortement engagé dans la répression des trafics en matière d’espèces protégées.

Messieurs Adamou Mohamed et Kolégan Ablam, de nationalité togolaise, ont été arrêtés en flagrant délit, le 19 avril 2017 à l’Hôtel Excellence sis dans un quartier à Lomé, par des éléments de l’Office Central de Répression contre le Trafic Illicite des Drogues et du Blanchiment (OCRTIDB), alors qu’ils s’apprêtaient à livrer leur marchandise soit 226,36kgs constitués de 782 peaux fraîches de pythons royaux.

Une perquisition aux domiciles des deux présumés a permis de saisir chez Adamou Mohamed, une peau fraiche de python de séba.

Les deux condamnés appartiennent à des réseaux de dealers avérés dans ce commerce illégal d’espèces protégées.

Au Togo, « les espèces animales et végétales endémiques, rares ou menacées d’extinction ainsi que leurs milieux naturels font l’objet d’une protection renforcée. L’exploitation, la commercialisation et l’exportation de ces espèces animales et végétales protégées sont réglementées ». Les peines encourues pour cette infraction vont de d’une peine d’un (1) à cinq (5) ans d’emprisonnement et d’une amende d’un million (1000.000) à cinquante (50) millions sans préjudice de toute autre disposition du code pénal actuel.

Le trafic d’espèces fauniques contribue à l’extinction d’espèces animales ainsi que la destruction de la biodiversité.

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A propos Omaboe Akpovi 940 Articles
Journaliste Reporter, 7 ans d'expérience. Couvre l'actualité nationale et les reportages sociaux, culturels, ainsi que les événements de la la société civile. Passionné de lecture et des médias sociaux.

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