Eagle/Togo en Croisade contre trafic pointes d’ivoire : un ex marin interpellé

Le présumé trafiquant avec son butin

Le nommé Gumédzoé Koffi Mawuli a été interpellé le 02 octobre à Lomé. Présumé trafiquant d’espèces rares, Il était en possession de quatre pointes d’ivoire

Les agents de l’Office Central de Répression du Trafic illicite de Drogue et du Blanchiment (OCTRIDB) et du Ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières (MERF) en collaboration avec EAGLE-Togo, ont interpellé ce lundi 02 octobre 2017 à Lomé, un ex-agent de la Marine togolaise en possession de 3 pointes d’ivoire brutes et une pointe sculptée. Le présumé trafiquant a été pris en flagrant délit au cours d’un contrôle de routine des agents d’OCTRIDB, au niveau du grand carrefour de GTA. Le présumé Gumedzoe Koffi Mawuli, était à bord d’un taxi avec les pointes d’ivoire, avant son arrestation.

Lorsque le taxi qu’il a affrété a été immobilisé par les Agents d’OCTRIDB, il a aussitôt reconnu être le propriétaire des pointes d’ivoire saisies et qu’il allait les vendre.

La Justice se chargera de son cas pour délit de détention, circulation et commercialisation de pointe d’ivoire d’éléphant réprimé par la loi cadre de l’environnement du Togo qui dans son article 62 stipule que l’exploitation, la commercialisation et l’exportation de ces espèces animales et végétales protégées sont réglementées.

L’affaire remise à la justice

Le Togo est un  petit pays reconnu pour le trafic des espèces sauvages. Le seul port en eau profonde en Afrique de l’Ouest, le Togo est une plaque tournante pour le commerce illégal  et la non-application des lois de la faune ont fait du pays, un lieu de transit attrayant pour les produits illégalement issus de la faune. Des défenses d’ivoire d’éléphant transitent par le Togo ou sont transformées rapidement en bijoux et exportés rapidement et en grande quantité vers l’Asie.

L’article 796 du code pénal du Togo stipule que : «quiconque fait circuler, vend, importe, exporte ou fait transiter le animaux sauvages, vivants, des trophées sans autorisation est puni d’une peine d’emprisonnement d’un (1) an à six (6) mois et d’une amende de cent (100) mille à cinq (5) cent mille francs CFA ou de l’une de ces deux peines ».

Le crime faunique est un crime organisé transnational qui occupe le 4ème rang du commerce illicite dans le monde après la drogue, les armes et êtres humains, selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Il amasse des bénéfices illicites d’environ 19 milliards de dollars chaque année.

Le commerce illégal des espèces sauvages menace la survie de nombreuses espèces dans la nature. Au cours des trois dernières années, environ un cinquième de la population totale d’éléphants d’Afrique a été tuée pour l’ivoire, selon l’UICN. L’escalade du trafic d’espèces sauvages au cours des dernières années constitue une menace pressante pour la conservation et la sécurité dans le monde.

Le trafic d’espèces sauvages génère d’énormes profits pour des organisations criminelles complexes qui sont souvent responsables de l’abattage, du transport et de la commercialisation de produits illégaux issus des espèces sauvages. Le trafic d’espèces sauvages contribue au financement du crime organisé et des groupes d’insurgés.

Chaque 15 minutes, un éléphant est tué pour son ivoire, soit environ 100 par jour. « C’est une crise environnementale, économique et sécuritaire, une grave menace pour la sécurité, la stabilité, les ressources naturelles et le patrimoine culturel de nombreux pays d’Afrique », s’alarmait l’ancien Secrétaire Général de l’ONU, Ban Ki-Moon. Au Togo, l’ONG EAGLE sensibilise depuis quelques mois sur le danger lié à la recrudescence de ce trafic.

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A propos Omaboe Akpovi 940 Articles
Journaliste Reporter, 7 ans d'expérience. Couvre l'actualité nationale et les reportages sociaux, culturels, ainsi que les événements de la la société civile. Passionné de lecture et des médias sociaux.

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