Au Liban, le parlement a voté l’abolition de la peine de mort ce mardi 11 août. Il s’agit d’une première au Moyen-Orient. Cette décision a été qualifiée d’« historique » par le ministre de la Justice libanais Adel Nassar. Le pays n’avait plus procédé à des exécutions depuis 2004.
« Le projet de loi visant à abolir la peine de mort au Liban a été approuvé », a annoncé le bureau du président du Parlement. Le texte précise que les crimes commis avant l’entrée en vigueur de cette loi seront passibles d’une peine d’emprisonnement à perpétuité.
Le ministre français des Affaires étrangères français, Jean-Noël Barrot, a salué cette décision « historique et courageuse ». Ce vote « montre que le Liban, malgré les épreuves qu’il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu’il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence », a écrit sur X le ministre.
Il a également souligné que le Liban honore ainsi un « engagement pris à Paris il y a un mois lors du 9e Congrès mondial contre la peine de mort ».
« Une étape monumentale »
C’est « une étape monumentale pour les droits humains dans le pays, une rupture claire avec une sentence cruelle et arbitraire qui n’aurait jamais dû être prononcée », a déclaré de son côté Ramzi Kaiss, chercheur de l’ONG de défense des droits humains Human Rights Watch (HRW). Le ministre de la Justice libanais a en outre souligné que grâce à ce vote, Beyrouth ne serait plus débouté de ses demandes d’extradition de suspects de la part de pays où la peine de mort est abolie.
Le vote d’abolition de la peine de mort fait partie d’une série de projets de loi discutés lors de la session parlementaire, dont une loi générale d’amnistie, serpent de mer depuis plusieurs années.
Maëlle Roudaut, HuffPost
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