Deux réalisateurs français arrêtés et détenus au Togo depuis le 27 juillet

Arrêtés le 27 juillet au Togo, deux ressortissants français « font actuellement l’objet d’une information judiciaire conduite par un juge d’instruction », a indiqué mardi le ministère français des Affaires étrangères à l’AFP. Selon des médias locaux, il s’agit de deux journalistes réalisateurs.

Deux ressortissants français, des « réalisateurs » travaillant « pour une société de production française », ont été arrêtés le 27 juillet au Togo, a indiqué mardi 18 août au soir à l’Agence France-Presse (AFP) le ministère français des Affaires étrangères, confirmant des informations de médias locaux.

« Ils font actuellement l’objet d’une information judiciaire conduite par un juge d’instruction », a ajouté le Quai d’Orsay précisant que ceux-ci avaient pu recevoir trois visites consulaires « à ce jour ».

« Les services du ministère, à Paris et à Lomé, sont pleinement mobilisés pour s’assurer de leurs conditions de détention, de leur état de santé et du respect de leurs droits à la défense », a précisé le Quai. « L’ambassade et le Bureau de la protection des détenus à Paris sont par ailleurs en lien permanent avec leur avocat, leur employeur et leurs familles. »

D’après des médias locaux, il s’agit de deux journalistes réalisateurs dont la production devait être diffusée sur France Télévisions.

Suspension de RFI et France 24

Petit pays côtier d’Afrique de l’Ouest, le Togo est dirigé depuis 2005 par Faure Gnassingbé, successeur de son père, Eyadéma, resté 38 ans au pouvoir. Depuis fin 2021, l’extrême nord du Togo est en proie à des incursions de jihadistes présents de l’autre côté de sa frontière, au Burkina Faso, miné par les attaques de groupes liés à Al-Qaida et à l’État islamique.

Le gouvernement a instauré l’état d’urgence l’année suivante dans une région du nord et l’a prolongé à plusieurs reprises, la dernière fois en février pour une durée d’un an.

Radio France internationale et France24 ont été interdits d’antenne en juin 2025 pour trois mois, accusés d’avoir relayé des « propos inexacts et tendancieux » après des manifestations critiques envers le pouvoir, qui avaient secoué le pays le même mois. Ces médias français ne peuvent toujours pas émettre, selon un journaliste de l’AFP.

En avril, le chef de la diplomatie française Jean-Noel Barrot avait déclaré à l’AFP avoir plaidé pour la levée de leur suspension, lors d’une visite au Togo – le premier déplacement officiel français de si haut niveau depuis dix ans.

Le Togo figure à la 97e place sur 180 pays au classement annuel de la liberté de la presse, réalisé par Reporters Sans Frontières (RSF). Le pays compte un grand nombre de médias, mais l’indépendance des journalistes dépend du contexte politique, rapporte l’ONG.

France 24 avec AFP


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A propos Colombo KPAKPABIA 2041 Articles
Colombo Kpakpabia est Directeur de publication du journal Le Temps. Il capitalise plus de 32 ans d'expérience dans la presse écrite et audiovisuelle. Colombo axe son travail sur la recherche et l'efficacité. Contact Email: [email protected]

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