Donald Trump décrète le détroit d’Ormuz « territoire américain »

La manœuvre du président des États-Unis n’a pas plu au gouvernement iranien, qui assure qu’il « corrigera les illusions de cet homme délirant ».

Il y a un « nouveau territoire américain », selon Donald Trump, et il s’agit du détroit d’Ormuz. Le président américain a publié ce mardi 18 août sur son réseau Truth Social une carte montrant le fameux détroit accompagné d’une mention en faisant un territoire appartenant aux États-Unis. Le locataire de la Maison Blanche reprend ainsi une idée déjà exprimée ces derniers jours.

Le président avait pour la première fois parlé de « territoire américain » à propos de cette artère commerciale stratégique la semaine dernière, pendant un meeting et sur un ton qui laissait penser à une plaisanterie. Le républicain est revenu à la charge lundi pendant un échange avec des journalistes dans le Bureau ovale, en estimant que ce serait une « très bonne idée » de le rattacher au territoire national étasunien.

Une idée qui n’a guère séduit les Iraniens. Le vice-ministre de la République islamique en charge des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, n’a effectivement pas tardé à réagir à la publication de Donald Trump. Ceci en déclarant sur X : « De même que Trump a correctement orthographié le nom de l’éternel golfe Persique, son délire concernant le détroit d’Ormuz sera bientôt rectifié. Ou alors nous corrigerons les délires de cet homme délirant. »

Les discussions à l’arrêt entre Washington et Téhéran

Ce n’est pas la première fois que Donald Trump, lorsqu’il est confronté à un obstacle en matière de politique étrangère, lance de la sorte une idée surprenante (ou menaçante) d’annexion d’un territoire étranger. Depuis son retour au pouvoir, il a menacé de faire du Canada le « 51e » État américain, de s’emparer du Groenland et même évoqué une prise de contrôle de la bande de Gaza. Sans jamais passer à l’acte néanmoins.

La référence de Donald Trump au détroit d’Ormuz comme « nouveau territoire américain » intervient alors qu’une issue pacifique au conflit entre l’Iran et les États-Unis ne se dessine toujours pas. Il y a soixante jours, les deux belligérants avaient signé à grand bruit un protocole d’accord censé déboucher sur un règlement durable, mais qui n’a rien donné. Ce mardi, d’ailleurs, le président américain a balayé l’idée de nouvelles négociations entre les États-Unis et le régime de Téhéran.

Quelques heures avant la publication de la carte par Donald Trump, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, avait pour sa part, assuré que « le détroit d’Ormuz ne s’ouvrirait pas » tant que les conditions posées par son gouvernement ne seraient pas remplies. À savoir : la levée du blocus, le déblocage des avoirs gelés, la levée de l’embargo pétrolier, mais aussi la fin des menaces et opérations militaires « sur tous les fronts ». Des conditions auxquelles Washington n’est pas prêt à accéder.

Maïwenn Furic, HoffPost


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A propos Colombo KPAKPABIA 2041 Articles
Colombo Kpakpabia est Directeur de publication du journal Le Temps. Il capitalise plus de 32 ans d'expérience dans la presse écrite et audiovisuelle. Colombo axe son travail sur la recherche et l'efficacité. Contact Email: [email protected]

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