Plus de vingt ans après la disparition d’un habitant du Finistère, des analyses ADN ont permis d’identifier ses ossements découverts par hasard sous terre en Maine-et-Loire.
Un mystère vieux de plus de deux décennies vient d’être partiellement résolu en Maine-et-Loire. Comme le révèle le quotidien Le Courrier de l’Ouest, des ossements humains découverts en août 2025 dans un dédale troglodytique de Saumur ont été formellement identifiés grâce à des analyses génétiques. Le squelette appartient à un homme originaire du Finistère, porté disparu au début de l’année 2003 à l’âge de 42 ans.
La découverte a été réalisée par des agents du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) alors qu’ils effectuaient une cartographie des cavités souterraines de la région. Les restes gisaient dans un secteur « assez impraticable » d’une carrière située le long de la route de Montsoreau, en bordure de Loire.
Un départ inexpliqué en 2003
À l’époque des faits, le 23 février 2003, cet ouvrier de la compagnie maritime Brittany Ferries ne s’était pas présenté à son poste de travail. Né à Pont-l’Abbé et résidant entre Roscoff et Plomeur, cet homme réputé discret n’avait plus donné aucun signe de vie. Son employeur avait alors signalé son absence inquiétante auprès de la gendarmerie de Saint-Pol-de-Léon, mentionnant qu’il avait remarqué une attitude étrange chez son salarié quinze jours avant sa disparition.
Bien que l’enquête soit clôturée, le parquet pourrait ordonner des expertises complémentaires pour déterminer les causes de la mort, encore inconnues. La présence de la victime à plusieurs centaines de kilomètres de son domicile breton suscite de nombreuses interrogations chez les proches.
Des ossements qui peuvent encore parler
Pour comprendre ce qui s’est passé, les enquêteurs s’appuient sur la médecine légale et la taphonomie. Interrogé par le quotidien, le professeur Vincent Varlet, de l’Université de Lausanne, explique que l’analyse du squelette peut révéler d’éventuelles « traces de traumatismes qui pourraient être compatibles avec des coups, des impacts d’arme à feu, d’arme blanche » ou des chocs mécaniques.
L’étude de la disposition des os et la recherche de restes d’insectes doivent également permettre de déterminer si la décomposition a eu lieu dans la cavité saumuroise ou si le corps y a été déposé dans un second temps.
T.C, 20minutes.fr
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