Economie et Développement: Vaut mieux ne pas compter sur les pays développés…

La nouvelle ne surprend pas, mais venant de la CNUCED, elle mérite attention. Depuis le début de la crise financière en Europe et en Amérique, tout le monde savait que les incidences sur l’aide au développement étaient inévitables. L’aide n’est pas intérrompue mais son volume a baissé. Il y a eu des redéploiements et les priorités ont change d’une région et d’un pays à l’autre.

Les pays riches ne peuvent plus donner comme avant
Les pays riches ne peuvent plus donner comme avant

Selon l’Agence ECOFIN, le commerce mondial est léthargique, son volume ayant progressé de moins de 2 % en 2012. En cause, la stagnation économique des pays développés qui risque de durer encore quelques années. Aussi, la CNUCED, dans son rapport annuel, estime que le modèle économique des pays en développement qui reposait essentiellement sur les exportations vers les pays développés ne produira plus de croissance avant un certain temps.

La CNUCED semble évasise sur la durée de ce repli, puisqu’aucune solution définitive à la crise n’est pas encore trouvée. Mais elle propose des alternative aussi bien pour les pays bénéficiaires de l’aide que pour les pays développés.

L’institution de Genève recommande aux pays en développement de se tourner davantage vers leur propre demande intérieure et les échanges régionaux : « Passer à une stratégie accordant un rôle prononcé à la croissance de la demande intérieure, réduirait leur dépendance et pourrait se traduire par une ouverture réciproque des marchés de ces pays, favorisant le commerce régional et le commerce Sud-Sud », affirme le rapport.

La CNUCED invite également les pays développés à s’attaquer aux causes de leur crise qu’elle juge fondamentales : l’augmentation des inégalités de revenus, l’affaiblissement économique des Etats du aux évasions fiscales massives et la part excessive du secteur financier, trop faiblement réglementé.

Les dirigeants des pays du Sud et surtout ceux des Etats fragiles se doivent de prendre ces aversissement au sérieux. La crise pourrait même remettre ces pays sur des voies plus durables et plus maitrisées pour assurer leur croissance économique. L’Afrique qui est restée à l’abri de la crise financière pourrait ainsi inventer des solution pour booster les échanges et augmenter la consummation. Pour cela, les dirigeants ont besoin de recourir à des solutions endogène en termes de planification et de politique économiques. Des spécilistes issus de ces pays avaient l’habitude de proposer des solutions qui n’étaient guère prises en compte.

Un peu partout, les parlement entament les sessions budgétaires pour adopter les lois de finances. C’est le moment pour ces décideurs de repenser les pratiques et définir les mécanismes à même de sécuriser le développement et la croissance économique.

En ce qui concerne le Togo, la nouvelle Assemblée Nationale et le future gouvernement sont avertis.

Le Temps avec ECOFIN

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