L’homme sera jugé en octobre devant la cour criminelle départementale du Jura, pour viols, agressions sexuelles, proxénétisme et corruption de mineurs, commis entre 2016 et 2023.
Un homme de 53 ans sera jugé en octobre à Lons-le-Saunier pour avoir violé son fils alors âgé de 7 à 14 ans et pour l’avoir prostitué, a-t-on appris de source judiciaire et auprès de l’avocate du mis en cause, lequel devra également répondre de viols et agressions sexuelles sur d’autres adolescents. L’accusé, qui avait récupéré la garde de son fils au moment du décès de la mère alcoolique de l’enfant, avait fui au Chili en 2023 en apprenant qu’une plainte à son encontre avait été déposée. La justice chilienne avait accepté de l’extrader l’année suivante vers la France.
Il sera jugé du 1er au 14 octobre devant la cour criminelle départementale du Jura, pour viols, agressions sexuelles, proxénétisme et corruption de mineurs, commis entre début 2016 et juin 2023. Il est également poursuivi pour s’en être pris à plusieurs autres adolescents – filles et garçons –, dont un ami de son fils, qui a dénoncé de nombreux viols. Les deux jeunes garçons auraient notamment été contraints d’avoir des relations sexuelles tarifées avec des hommes contactés sur le site coco.fr et qu’ils rencontraient dans une forêt.
Des relations incestueuses considérées comme « normal »
Deux autres hommes, âgés de 52 et 58 ans, seront jugés aux côtés du père, qui était leur amant régulier. Ils sont accusés d’avoir violé à plusieurs reprises le fils et son ami, alors âgés de 11 à 15 ans. Dès son interpellation, le père « a reconnu globalement les faits » commis sur son fils et l’ami de ce dernier, a dit à l’AFP son avocate, Marjorie Weiermann. « Il a reconnu certains faits qui sont graves, mais cela ne signifie pas qu’il est coupable de tout » ce qui lui est reproché, a-t-elle nuancé.
L’homme « regrette profondément ce qu’il a fait et dit qu’il n’était pas conscient du mal qu’il faisait », a ajouté l’avocate, décrivant un contexte difficile où, d’après les déclarations du père et du fils pendant l’enquête, ce type de relations incestueuses était considéré comme « normal » par les deux. Devant la cour criminelle, le huis clos sera de droit si l’une des parties civiles le demande. Mais une partie des débats pourrait aussi être publique. Depuis la fuite de son père au Chili et son incarcération par la suite, le fils a été confié à un oncle. Il aura 18 ans quelques semaines après le procès.
20minutes avec AFP
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