RDC–États-Unis : premiers migrants rapatriés atterrissent

La police migratoire, ICE se charge de traquer et d'arrêter les migrants irréguliers aux USA

Après plusieurs jours de flou, l’accord migratoire conclu début avril 2026 entre Washington et Kinshasa est entré dans sa phase opérationnelle. Dans la nuit du 16 au 17 avril, quinze migrants ont été transférés en République démocratique du Congo. Ce premier contingent marque le début d’un dispositif appelé à se poursuivre, avec des arrivées mensuelles pouvant atteindre une cinquantaine de personnes.

Des profils des migrants qui interrogent.

À leur arrivée à l’Aéroport de Ndjili, sept femmes et huit hommes ont été pris en charge. Selon une source proche de la présidence, il s’agit de migrants originaires du Pérou et d’Équateur, intégrés dans un mécanisme de transfert piloté par les États-Unis.

Pour faire face à cette arrivée, les autorités ont sollicité l’Organisation internationale pour les migrations.

« Le gouvernement de la RDC a demandé à l’OIM d’apporter une aide humanitaire à 15 migrants renvoyés par les États-Unis vers la RDC », a indiqué l’agence, précisant qu’elle pourrait proposer « un retour volontaire assisté aux migrants qui en font la demande ».

Dans un communiqué du ministère congolais de la Communication et des médias, on peut lire que le dispositif d’accueil de ces migrants mis en place par le gouvernement, « revêt un caractère strictement transitoire, temporaire et limité dans le temps. Il ne constitue ni un mécanisme d’installation durable sur le territoire national, ni une relocalisation permanente », poursuit le communiqué

Un accord opaque aux enjeux plus larges

Face à la polémique suscitée par cet accord, le ministère congolais de la Communication avait annoncé, début avril, la mise en place d’ »un dispositif d’accueil temporaire de ressortissants de pays tiers relevant des mécanismes migratoires des États-Unis ».

Kinshasa reste discret sur les contours de l’accord, tout en assurant que « la prise en charge logistique et technique du dispositif sera assurée par le gouvernement américain » et qu’ »aucune charge financière ne sera supportée par le Trésor public ».

En toile de fond, cet arrangement s’inscrit dans un contexte stratégique, notamment autour de l’accès aux ressources minières congolaises, cruciales pour l’industrie mondiale.

Des critiques sur le plan des droits humains

L’ONG Human Rights Watch dénonce des accords « opaques » et estime que ces expulsions pourraient « violer le droit international ».

Une première opération qui, au-delà des annonces officielles, soulève encore de nombreuses interrogations.

Mahamadou Saley, Avec agences, DW


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A propos Colombo KPAKPABIA 1698 Articles
Colombo Kpakpabia est Directeur de publication du journal Le Temps. Il capitalise plus de 32 ans d'expérience dans la presse écrite et audiovisuelle. Colombo axe son travail sur la recherche et l'efficacité. Contact Email: [email protected]

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