Il guettait les proches des patients pour voler leurs motos

Voleur de motos? Un présumé avait sa tactique unique pour enlever aux propriétaires leurs engins roulants. Son site d’opération : le Centre hospitalier !

Selon un récit du Commandant de la compagnie Savanes-Nord/Cinkassé de la Gendarmerie Nationale, le Lieutenant Sondou Mamguiloubè, présentant un présumé voleur de motos, le mode opératoire est inique : le présumé se déplace chaque jour au Centre Hospitalier Régional de Dapaong (chef-lieu de la région des savanes) où « il guette les parents des patients, qui dans la précipitation ne bloquent pas le cou de leurs engins pour les voler ».

Le présumé voleur, nommé Kountondja Matiendou, 28 ans et maître soudeur avec son atelier, a été appréhendé le 26 octobre à Sanfatoute, son village en possession de l’une des motos volées et recherchées.

Après perquisition de son domicile et de son atelier, il a été retrouvé une moto dépiécée, des téléphones portables, un poignard et trois plaques d’immatriculation ainsi qu’un trousseau de clés, un carnet de reçu et un cachet.

Les enquêtes ont permis de savoir que précédemment huit (8) autres motos volées dans les mêmes conditions, ont été revendues. Ce malfrat a ouvert dans son village son atelier de soudure avec des apprentis.

L’intéressé a reconnu les faits ajoutant qu’il monte la garde au fronton de l’hôpital où il observe les motocyclistes qui ne sécurisent pas leur engin. Il dit opérer seul du fait de sa tactique singulière. Après avoir dérobé les motos, « je les utilise un temps au village et je les revends avec reçu pour rassurer » les nouveaux propriétaires.

Les pratiques du chef soudeur n’étaient pas étrangères aux habitants de son village. Il était soupçonné par son train de vie et ses absences quotidiennes durant les heures de travail ainsi que ses travaux bâclés vis à vis de ses clients. Une dernière séquence audio enregistrée par des voisins lors d’une joute avec son épouse a fait le tour des réseaux sociaux. Son épouse tentait vainement de le pousser à abandonner son « job secondaire ».

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