La France demande transparence et impartialité à la Cour Constitutionnelle

Marie-Madeleine Mborantsuo, Présidente de la Cour Constitutionnelle du Gabon

Dans une déclaration sur son site Internet, le Quai d’Orsay demande à la Cour Constitutionnelle d’examiner les contestations avec « transparence et impartialité » et que tous « les moyens soient mis à profit afin d’assurer le respect de ces principes et l’établissement de la sincérité du scrutin. »

Au cours d’un point de presse le 8 septembre dernier, le ministre Jean-Marc Ayrault « considère qu’un examen transparent et impartial des résultats de l’élection présidentielle est une condition de sortie de crise, car c’est de cette manière que la sincérité du scrutin pourra être établie de manière incontestable. »

Forte implication de la communauté internationale

Cette déclaration du ministère des Affaires étrangères français intervient au lendemain du dépôt par les deux parties des recours devant la Cour Constitutitionnelle, après un « recours conventionnel » du PDG, parti d’Ali Bongo, en réaction à la demande d’invalidation des résultats du Haut-Ogoué par le candidat Jean Ping.

Les Gabonais et la Communauté internationale attendent beaucoup de cette Cour Constitutionnelle pour aboutir à un dénouement de la crise postélectorale devenue un véritable casse-tête. La Présidente de ladite, juridiction suprême est une ex-concubine d’Omar Bongo Ondimba, le père d’Ali, et lui a donné deux enfants.

L’Union africaine a dépêché sur place son Commissaire à la paix et à la sécurité, Smaïl Chergui. L’Onu suit également le dossier par le Représentant spécial du Secrétaire général Ban Ki-Moon  pour l’Afrique centrale, Abdoulaye Bathily. Le Représentant de la Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie, Ahmedou Ould Abdallah est également à Libreville.

Depuis le 31 août dernier, le Gabon est entré dans une crise post-électorale après la publication de résultats controversés donnant la victoire au président sortant Ali Bongo Ondimba. Les manifestations populaires violemment réprimées auraient fait 3 morts selon les autorités, 50 à 100 morts selon l’opposition. La France demande des informations à certains de six ressortissants français arrêtés ou en détention.

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A propos Komi Dovlovi 799 Articles
Journaliste chroniqueur, Komi Dovlovi collabore au journal Le Temps depuis sa création en 1999. Il s'occupe de politique et d'actualité africaine. Son travail est axé sur la recherche et l'analyse, en conjonction avec les grands  développements au Togo et sur le continent.

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