Sommet Etats-Unis-Union Africaine : La société civile d’Afrique exige sa participation

Le premier Sommet  États-Unis–Afrique qui se déroulera du 4 au 6 août prochains à Washington, suscite déjà quelques polémiques en Afrique. Les organisations de  la société civile africaine et une coalition d’ONG internationales ont interpellé le président américain, Barack Obama, sur l’impérieuse nécessité d’accorder une place à la société civile à la table des discussions.

 Une pétition en ligne invite le président américain à cet effet. Elle est visible sur le site Internet http://www.we-are-africa.org et une campagne de réseaux sociaux correspondante appelée #WeAreAfrica a également été lancée sur Twitter.

Cet appel des organisations des droits de l’homme est le fruit d’un Forum de la société civile qui s’est tenu fin juin à Washington. Cette rencontre avait été organisée par le Centre Robert F. Kennedy pour la justice et les droits de l’Homme, les fondations Open Society, Freedom House, Amnesty International USA et Front Line Defenders.

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Il existe en effet un risque que les droits de l’homme, et les sujets brûlants de l’actualité que sont la corruption, la transparence, passent par pertes et profits au cours d’une rencontre qui pourrait tourner juste en une messe au sommet. Le Président américain désireux pour des raisons stratégiques de renforcer son influence en Afrique, pourrait fermer logiquement les yeux sur ces questions-là, et proposer aux dirigeants africains le  renforcement de son diptyque « security and trade ».

En dépit des discours tenus par la Banque mondiale et le FMI sur la hausse continue de la croissance africaine- une croissance soutenue bien entendue par le pétrole et les minerais, le développement de nombreux pays africains reste sujet à caution. 35 pays africains sont inscrits parmi les pays pauvres très endettés (PPTE) et 34 sont parmi les plus pauvres au monde. Et la mauvaise gouvernance, la violation des droits de l’homme, la corruption, handicapent le développement du continent.

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A propos Komi Dovlovi 875 Articles
Journaliste chroniqueur, Komi Dovlovi collabore au journal Le Temps depuis sa création en 1999. Il s'occupe de politique et d'actualité africaine. Son travail est axé sur la recherche et l'analyse, en conjonction avec les grands  développements au Togo et sur le continent.

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