Renforcement pour une meilleure cogestion des aires protégées du Togo

Aires protégéesQuarante-cinq délégués issus de différents services techniques de gestion du Complexe Oti-Kéran- Mandouri (OKM) et d’autre parties prenantes à la gestion des Aires Protégées (AP) au Togo ont participé les 5 et 6 octobre à Kandé (chef-lieu de la préfecture de la Kéran), à une rencontre de renforcement sur les techniques de gestion participative ou de cogestion des Aires Protégées du Togo (AP).

La rencontre intervient dans le cadre du Projet de Renforcement des Aires Protégées du Togo (PRAPT) et la Direction des Ressources Forestières (DRF) avec le concours technique et financier du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) et de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA).

La rencontre était un cadre pour développer les compétences du personnel de gestion du complexe OKM et d’autres parties prenantes en techniques de gestion participative ou de cogestion des aires protégées au Togo.

Les 45 délégués participants sont arrivés de Dapaong, Mandouri, Mango, Kandé, Kara, Fazao- Malfakassa, Lomé et Togodo-sud pour aborder les questions principales autour de l’analyse des parties prenantes et leur implication, la décentralisation; les stratégies et mécanismes d’implication des collectivités locales, la gestion des conflits liés à la gestion participative, l’utilisation des ressources et partage des bénéfices. L’expérience du Bénin a été partagée avec les participants.

Autrefois et surtout avant les années 90, les aires protégées du Togo faisaient l’objet d’une gestion centralisée et unilatérale et l’évocation de la question rimait avec la répression. Certaines personnes avaient droit de vie et de mort sur ceux qui osaient s’aventurer à quelque endroit que ce soit de ces réserves, ne serait-ce que pour éloigner quelques rongeurs des cultures ou pour se procurer quelques brins de bois de chauffe. En réponse l’on livre les présumés contrevenants à la ripaille de ces animaux féroces. Des noms de tristement célèbres officiers militaires, auteurs de ces actes, ont été dénoncés. La conférence nationale a été l’occasion pour les riverains et représentants de dénoncer ces pratiques inhumaines. Les aires protégées, aux yeux des riverains, n’avaient aucune valeur et les actes de vengeance de ces populations qui s’en sont suivis ont poussé à la dérégulation de l’écosystème et à la dégradation de l’environnement. Les aires protégées se sont rétrécies du fait de l’extension des pratiques culturales.

La nouvelle approche de cogestion des aires protégées a un soubassement plus humain et préconise la participation communautaire et inclusive dans une dynamique plus accrue de la communication pour impliquer et responsabiliser plus d’acteurs appelés désormais à développer des compétences en vue d’œuvrer à préserver les essences locales et les espèces carnées rares dans toutes les aires.

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