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Burkina Faso : Qui veut tuer le journaliste Newton Ahmed BARRY ?

Le régime de Blaise Compaoré est très redouté des Burkinabé pour sa brutalité et les assassinats en tout genre d’hommes politiques et de journalistes. La mort accidentelle et suspecte d’un juge de la Cour Constitutionnelle le 24 mars dernier, en plein débats passionnés sur un référendum controversé censé modifier la constitution au profit du pouvoir, a fait tourner une fois encore les regards vers le Palais de Kosyam.

L’Evénement, un hebdomadaire qui s’intéresse à la mort accidentelle du juge est dans le collimateur des services de renseignements de Blaise Compaoré. Le rédacteur en chef du journal, Newton Ahmed BARRY, subit des menaces de mort pour s’intéresser de trop près à la mort du juge, dont le cadavre a été retrouvé à 100 mètres de sa voiture alors qu’une enquête commise par un expert français a conclu à une mort par accident de la circulation. Sauf qu’il y a des accidents qui n’en sont pas.

blaise compaoré

Le siège de l’Evénement a été visité, certains matériels du journaliste Newton Ahmed BARRY envolés. On craint pour sa vie. Dans une note  d’alerte pathétique à la presse mondiale, Newton Ahmed BARRY a peur pour sa vie. Nous reproduisons l’intégralité de ce message avant qu’il ne soit trop tard.

 Note d’Alerte

Ahmed Barry, journaliste d'investigation du Burkina Faso

Ahmed Barry, journaliste d’investigation du Burkina Faso

Je soussigné Newton Ahmed BARRY, journaliste et Rédacteur en chef à L’Evénement, voudrais par la présente alerter les organisations de défense des droits humains et de défense de la presse sur les graves menaces qui pèsent sur ma sécurité et même sur ma vie.
Journaliste d’investigation, je suis depuis 2001, date de la création de notre journal L’Evénement, dont je suis le co-fondateur et le responsable de la rédaction, dans le collimateur du régime Burkinabè qui a multiplié les actes attentatoires à mon intégrité morale et physique. A chaque situation de crise, en raison de l’audience de notre journal, les actes de surveillance, d’intimidation et même de menace s’accroissent.
En 2001, au summum de la crise consécutive à l’assassinat du journaliste Norbert Zongo, mon nom est citée dans une liste de personne à éliminer par des « soit disant bandits de grand chemin ». La direction de la sécurité de l’Etat, nous a convoqué pour nous remettre le texte de la menace. Aucune disposition n’a été prise pour notre protection. Du moins pas à notre connaissance.
En 2001, après la mort mystérieuse de l’ancien ministre ivoirien, Balla Keita, alors réfugié au Burkina Faso, pour dissuader le journal L’Evénement d’enquêter sur le sujet, le ministre de la Sécurité et le chef d’Etat-major de la gendarmerie m’ont accusé de « crime d’intelligence avec l’étranger ». Convoqué et entendu des heures durant, j’ai été relâché, sans suite. Les journaux qui sont acquis au régime avaient relayé l’affaire lui donnant un contenu totalement farfelu.
En 2006, quand le juge d’instruction prononce un « non-lieu » dans l’affaire Norbert Zongo (journaliste assassiné en décembre 1998 et pour lequel des éléments de la garde présidentielle sont mis en cause), nous sommes attraits devant les tribunaux et condamné à trois mois de prison avec sursis, pour avoir écrit que « tous les faits, toutes les enquêtes sérieuses diligentés dans le cadre de ce dossier mettaient en cause François Compaoré ». Nous avons interjeté appel de cette condamnation qui n’a jamais connu de suite.
En 2008, exploitant une banale affaire entre amis, les services gouvernementaux, avec le journal d’Etat Sidwaya montent une véritable cabale pour salir mon honneur et me discréditer. Je suis dans un premier temps « accusé d’avoir volé une voiture au Bénin et en traversant le Togo, j’ai été intercepté par la police ». Une affaire invraisemblable que le journal d’Etat a voulu accréditer en envoyant, au frais des contribuables, des reporters à Lomé pour interviewer le propriétaire de la voiture. Le même journal, malgré mon insistance a refusé de m’accorder une interview pour rétablir les faits. Par contre à mon contradicteur une longue interview est accordée pour qu’il explique comment j’ai commis « un abus de confiance à son égard ». J’ai, à l’époque, attrait le journal d’Etat devant les tribunaux et j’ai gagné le procès.
Depuis la monté de la fièvre politique de ses dernières années, avec l’intention maintenant affirmée du président Blaise Compaoré de réviser l’article 37 de la constitution pour en supprimer la clause qui limite les mandats présidentiels à deux, la pression est devenue encore plus forte sur ma personne.
En février 2014, il y a eu une intrusion nocturne à mon domicile, alors que j’étais absent. Mon gardien a été sérieusement blessé et a été pendant près d’un mois incapable de travailler. Une plainte a été déposée au SRPJ de Wemtenga.
En mai 2014, ma voiture a été vandalisée, la vitre brisée et des effets emportés. La police de Wemtenga est venue faire les constats. Depuis le gardien, pour sa propre sécurité a démissionné. Les gardiens refusent de surveiller ma maison, parce qu’ils sont harcelés.
Le dernier fait en date est le cambriolage du siège du journal L’Evénement, le 30 août. Les cambrioleurs manifestement en voulaient « au rédacteur en chef de L’Evénement dont le bureau a été soigneusement perquisitionné ». Mon ordinateur, mon téléphone portable, une somme importante d’argent et mes dossiers ont été emportés. Les cambrioleurs n’ont rien pris d’autres dans les autres bureaux, alors qu’ils ont vu et ont déplacé des objets de valeurs. Ce cambriolage est à lier à deux dossiers sensibles sur lesquels, nous investiguons. Il s’agit de l’affaire « SalifNébié », juge au Conseil Constitutionnel retrouvé mort mystérieusement en mai dernier et l’affaire de « l’explosion à Larlé » le 15 juillet dernier.
Pourquoi cette note d’alerte : je sais que l’opinion nationale est en générale crédule face à de tels appels au secours. Personnellement j’y consens sous la pression des amis, convaincue qu’on ne peut rien contre la puissance des services de l’Etat. Nous sommes dans un tournant où « la raison a quitté » bon nombre d’acteurs de la scène politique. L’impensable est désormais possible.
Cette note d’alerte, ne changera sans doute rien. Les formes de mise à mort ont été bien perfectionnées ces dernières années. Mais elle vaudra au moins pour la postérité.
Ouagadougou, le 07/08/2014
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