Condamné dans l’affaire Bygmalion, Sarkozy échappe même au bracelet électronique

L’ex-président de la République a été condamné en 2024 à un an d’emprisonnement, dont six mois ferme, dans le cadre de cette affaire. Nicolas Sarkozy n’aura finalement pas à porter de bracelet électronique dans le cadre de sa condamnation dans l’affaire Bygmalion. Le juge d’application des peines du tribunal judiciaire de Paris a fait droit à sa demande d’aménagement de peine, ont indiqué ce mercredi 6 mai nos confrères de Ouest France et RT.

L’ex-chef de l’État, désormais âgé de 71 ans, a ainsi été admis au bénéfice de la libération conditionnelle, à compter de ce jeudi. Dans l’affaire Bygmalion, relative au financement illégal de sa campagne présidentielle infructueuse de 2012, il a été condamné en 2024 à une peine de six mois de prison ferme aménageable.

Dans le cadre d’une autre condamnation, pour corruption et trafic d’influence dans l’affaire des écoutes, également appelée « affaire Bismuth », l’ancien Président français avait porté un bracelet électronique, du 7 février au 12 mai 2025. Mais en raison de son âge, il avait finalement obtenu une libération conditionnelle avant la mi-peine.

Nicolas Sarkozy avait en outre demandé la confusion de sa peine dans l’affaire des écoutes avec celle de l’affaire Bygmalion. Concrètement, cela lui aurait permis de voir ces deux peines fusionnées, ce qui lui aurait permis de ne pas exécuter la seconde puisqu’ayant déjà purgé la première. Sa demande a été refusée par le tribunal correctionnel début mars.

Le procès du financement libyen toujours en cours

En plus de ces déboires judiciaires, l’ex-chef de l’État comparaît actuellement au procès en appel du financement libyen présumé de sa campagne présidentielle de 2007. Dans cette affaire, il a été condamné en première instance à cinq ans de prison ferme pour association de malfaiteurs et a effectué environ trois semaines de détention à la prison de la santé.

Il a finalement été libéré et placé sous un strict contrôle judiciaire, qui lui interdit notamment d’entrer en contact avec le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, mais aussi avec ses coprévenus ou toute personne liée à l’enquête.

Dans cette affaire, Nicolas Sarkozy n’est pas accusé d’enrichissement personnel, mais soupçonné d’avoir, avec ses collaborateurs Brice Hortefeux et Claude Guéant  noué un « pacte de corruption » avec le régime de Mouammar Kadhafi : des fonds occultes pour financer sa campagne, en utilisant les comptes du défunt intermédiaire Ziad Takieddine, en échange de contreparties. Parmi celles-ci, l’examen de la situation pénale d’Abdallah Senoussi, le commanditaire de l’attentat contre le DC-10 d’UTA, après sa condamnation à la perpétuité.

Maëlle Roudaut, Huffpost


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A propos Colombo KPAKPABIA 1739 Articles
Colombo Kpakpabia est Directeur de publication du journal Le Temps. Il capitalise plus de 32 ans d'expérience dans la presse écrite et audiovisuelle. Colombo axe son travail sur la recherche et l'efficacité. Contact Email: [email protected]

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