Jean-Noël Barrot est arrivé jeudi soir à Lomé afin de rencontrer le président Faure Gnassingbé et son homologue aux Affaires étrangères Robert Dussey. Il s’agit de la première visite officielle française de si haut niveau depuis dix ans.
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s’est entretenu jeudi soir avec le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, et échangera avec son homologue Robert Dussey ce vendredi 24 avril 2026, au moment où Lomé se rapproche de la Russie et tend la main aux juntes sahéliennes hostiles à Paris.
« Cela faisait plus de vingt ans qu’un ministre des Affaires étrangères n’était pas venu au Togo. C’était une anomalie, au regard de la densité, de la diversité mais aussi de l’ancienneté de la relation entre la France et le Togo », a déclaré Jean-Noël Barrot à la presse à l’issue de son entretien avec Faure Gnassingbé. Faure Gnassingbé, quant à lui, ne s’est pas exprimé.
Les Grands Lacs et le Sahel au cœur des discussions
Les relations entre Lomé et Paris s’étaient refroidies en juin 2025, lorsque le Togo avait suspendu pour trois mois la diffusion de France 24 et de Radio France internationale, accusés d’avoir relayé des « propos inexacts et tendancieux » concernant des manifestations contre le pouvoir dans la capitale togolaise. La dernière visite officielle française de si haut niveau au Togo remonte à 2016.
Le « président Faure mène une médiation très importante dans la région des Grands Lacs, sujet que nous avons abordé évidemment, de même que la situation au Sahel, qui nous préoccupe et où le rôle du Togo est là encore très important », a ajouté Jean-Noël Barrot.
Lomé a été désigné médiateur par l’Union africaine pour la gestion du conflit en République démocratique du Congo et dans ses pays voisins. Par ailleurs, le Togo a récemment dit vouloir « servir de pont » entre la communauté internationale et les régimes militaires du Mali, du Burkina Faso et du Niger, réunis au sein de la confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) et alliés de la Russie. La partie nord du Togo est la cible depuis plusieurs années d’attaques de groupes jihadistes venus des pays sahéliens.
« Nous avons abordé la situation en Iran, au Proche et au Moyen-Orient », a aussi indiqué le ministre des Affaires étrangères français.
Avec AFP
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