Sanctions envisagées contre les élevages sauvages de Tabligbo

Une cérémonie officielle organisée par les autorités de la préfecture de Yoto et de la mairie de Tabligbo le 04 octobre a permis d’informer solennellement les leaders communautaires, les éleveurs des nouvelles dispositions interdisant la divagation des bêtes dans la ville. L’interdiction est assortie des rafles que les services d’ordre entreprendront dans les jours à suivre. Pour oeuvre de salubrité publique!

La préfecture de Yoto et la région environnante sont des zones agricoles où les pratiques agricoles s’associent à l’élevage et ces pratiques persistent encore dans les agglomérations. Les zones urbaines sont clairsemées de parcelles rurales abritant des cultures. Les animaux et les hommes se fraient le chemin dans les rues et ruelles dans la journée. Certains animaux se nourrissent dehors et les bêtes ne trouvent à brouter qu’en dehors des concessions malgré que l’herbe est déjà polluée par l’environnement en raison de l’exploitation à ciel ouvert du phosphate et du clinker. Les dépôts d’excréments des animaux jonchent les rues et lieux publics et ne fertilisent que l’asphalte. La propreté de la ville (largement entamée) se dégrade davantage et la puanteur élevée. Certains accidents interviennent à cause de la divagation de ces animaux. Les autorités locales se devaient de limiter la dégradation de l’état de la ville de Tabligbo.

Les éleveurs occasionnels sont invités à construire expressément des enclos pour leurs animaux avant les rafles. Les ménages sont également invités à entretenir les devantures. Reste à sensibiliser davantage pour éliminer les frustrations et les éventuelles mésententes lors des rafles prévues.

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