Ali Bongo validé par la Cour Constitutionnelle

Sans surprise la Cour Constitutionnelle du Gabon a validé la réelection d’Ali Bongo Ondimba hier tard au fin fond de la nuit dans une salle d’audience particulièrement déserte.

Après un très long exposé des motifs, vendredi soir, la Cour constitutionnelle a annoncé qu’elle rejetait la requête de Jean Ping sur le fond. La Cour Constitutionnelle a donc validé les résultats constestés et constroversés du Haut-Ogoué avec un taux de participation de 99,99%.

Tout en modifiant partiellement les résultats du scrutin du 27 août, la Cour constitutionnelle a indiqué qu’Ali Bongo gardait une avance sur son rival. Lors de l’audience, elle a affirmé que le président sortant avait obtenu 50,66% des suffrages contre 47,24% à Jean Ping. Un score en baisse par rapport aux résultats provisoires puisque l’opposant avait obtenu 48,23% des voix. Il y avait un peu moins de 6 000 voix d’écart. Désormais, au regard de ces résultats définitifs, 11 700 voix séparent les deux hommes.

Ali Bongo appelle à un « dialogue politique »

Dès l’annéonce du verdict de la Cour Constitutionnelle,  Ali Bongo Ondimba a appelé  » tous les responsables politiques, y compris les candidats malheureux à l’élection du 27 août, à un dialogue politique ».

L’opposition dégoûtée par le manque de courage de la Présidente de la Cour Constitutionnelle,  a déclaré à travers son porte-parole Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, sa « peine ».

 «Comme on dit chez nous, la tour de Pise a encore penché du même côté, comme toujours, a réagi, le chargé de la communication de Jean Ping. Mais on n’oubliera jamais que les Gabonais sont allés voter le 27 août, on n’oubliera jamais comment les Gabonais ont voté le 27 août ».

 

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A propos Komi Dovlovi 834 Articles
Journaliste chroniqueur, Komi Dovlovi collabore au journal Le Temps depuis sa création en 1999. Il s'occupe de politique et d'actualité africaine. Son travail est axé sur la recherche et l'analyse, en conjonction avec les grands  développements au Togo et sur le continent.

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