Burkina Faso : « Tous les citoyens en âge de se battre » seront « formés et appelés au besoin »

Le ministre de la Guerre burkinabè a annoncé le recrutement de 100 000 civils pour renforcer la réserve militaire du pays et appuyer l’armée dans le cadre de la lutte antijihadiste.

Le Burkina Faso, qui s’appuie déjà sur des supplétifs civils – les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) – pour aider l’armée dans la lutte antijihadiste, va procéder d’ici à la fin de l’année au recrutement de 100 000 civils pour renforcer sa réserve militaire, a annoncé le ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général Célestin Simporé, dans une déclaration publiée samedi 25 avril.

Il a également affirmé que « tous les citoyens en âge de se battre » seront « formés et appelés au besoin ». La junte burkinabè, dirigée par le capitaine Ibrahim Traoré depuis septembre 2022, n’arrive pas à endiguer les violences de groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda et à l’organisation État islamique, qui ont fait des milliers de morts depuis une décennie.

« Dans un contexte de révolution progressiste populaire, qui appelle donc à la défense patriotique, tous les citoyens en âge de se battre, de défendre la patrie, ou de participer dans une quelconque crise humanitaire et autres, seront formés et appelés au besoin dans ladite réserve », a déclaré le ministre.

Dans le cadre d’un projet de loi

« D’ores et déjà, 100 000 réservistes seront recrutés et formés d’ici à la fin de l’année 2026 », a-t-il annoncé à l’issue d’un Conseil des ministres délocalisé à Bobo-Dioulasso, deuxième ville du pays. Il n’a pas détaillé les modalités de recrutement.

Cette décision entre dans le cadre d’un projet de loi adopté par le gouvernement lors du Conseil des ministres, pour le « renforcement des capacités opérationnelles de défense, la structuration des viviers des réservistes immédiatement mobilisables » et la « promotion de la souveraineté nationale par la mobilisation des ressources internes ».

Le projet de loi devra être adopté par l’Assemblée législative du peuple, un vote sans enjeu dans un organe créé par la junte.

Après avoir tourné le dos à la France et chassé son armée, le Burkina s’est allié avec le Niger et le Mali voisins, eux aussi dirigés par un régime militaire, au sein de la confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES). Les trois pays nouent des liens avec la Russie. Le Niger et le Mali ne sont pas non plus épargnés par les violences.

Samedi 25 et dimanche 26 avril, au Mali, des combats étaient en cours à la périphérie de la capitale, Bamako, et dans plusieurs localités dans l’intérieur du pays entre militaires et « groupes terroristes ».

Jeune Afrique avec AFP


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A propos Colombo KPAKPABIA 1721 Articles
Colombo Kpakpabia est Directeur de publication du journal Le Temps. Il capitalise plus de 32 ans d'expérience dans la presse écrite et audiovisuelle. Colombo axe son travail sur la recherche et l'efficacité. Contact Email: [email protected]

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