Une étape importante vient d’être franchie dans le cadre de la mise en place de la Banque Confédérale pour l’Investissement et le Développement (BCID-AES). Le Professeur Balibié Serge Auguste Bayala est nommé à la tête de l’institution financière qui réunit le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Ce cadre bien connu des milieux financiers est le premier président qui implantera la vision et les ambitions de l’AES pour la BCID.
Après leur retrait collectif de la CEDEAO et la création de l’Alliance des Etats du Sahel, le Mali, le Burkina Faso et le Niger se donnent les moyens pour s’assurer une souveraineté effective. La création d’une banque commune pour les trois pays était l’un des projets phares. Cette ambition est désormais une réalité et c’est le Burkinabè Balibié Serge Auguste Bayala qui aura l’honneur de diriger cette banque pour la toute première fois.
Le choix porté sur sa personne n’est pas anodin. Professeur titulaire des universités et expert en gestion financière, le Pr Bayala a un profil et un parcours qui plaident en sa faveur. Il a fait ses preuves au Burkina Faso avec la Caisse des Dépôts et d’Investissements (CDI-BF). A Dakar, il est connu pour y avoir assuré une gestion rigoureuse du Centre Africain d’Etudes Supérieures en Gestion (CESAG).
Pour le ministère burkinabè des Affaires étrangères, la désignation du Professeur Bayala à la tête de la BCID « traduit la volonté de placer cette institution sous le leadership d’un technicien aguerri, capable d’articuler rigueur financière, crédibilité internationale et vision stratégique ».
Pour rappel, la vision derrière la Banque Confédérale pour l’Investissement et le Développement est de fournir un outil de financement des infrastructures stratégiques, soutenir l’industrialisation, mobiliser les ressources internes et régionales, promouvoir les projets intégrateurs à fort impact social et économique. Pour Ali Mahaman Lamine ZEINE, Premier ministre du Niger, la création de la banque d’investissement « s’inscrit dans une vision géopolitique renouvelée. Elle affirme notre volonté de devenir des acteurs et non plus des spectateurs ».
Afrique sur 7
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