Burkina Faso: l’appel au dialogue des alliés du pouvoir.

 assimikouanda

 

Le Front républicain, constitué autour du parti au pouvoir au Burkina Faso, a entamé une caravane pour sillonner le pays avec un message : « Oui » à la mise en place d’un Sénat et la tenue d’un referendum. Le Front républicain en appelle à l’opposition pour ouvrir un dialogue que les sujets qui divisent.

Dans le sud-ouest du pays, où les responsables du Front républicain étaient vendredi et samedi, la coalition d’une cinquantaine de partis politiques proches du pouvoir de Blaise Compaoré a lancé un appel aux autres partis de l’opposition.

Dans cet « Appel de Gaoua », le parti au pouvoir et ses alliés exhortent aux autres partis politiques à renouer le fil du dialogue et de la concertation autour des sujets qui divisent : la mise en place du Sénat et la tenue du referendum. « Il faut dialoguer, il faut discuter, il faut se concerter. Nous, nous sommes disposés et nous sommes prêts ! », insiste Assimi Kouanda, secrétaire exécutif national du CDP et co-président du Front républicain.

« Eviter les erreurs du passé »

Mais quelle forme pourrait prendre cette concertation entre les deux camps, dont les positions sont diamétralement opposées sur la mise en place d’un Sénat et la tenue d’un referendum pour décider du sort de l’article de la Constitution limitant le nombre du mandat présidentiel ? « Il faut éviter les erreurs passées. Quand on va à un dialogue, il faut d’abord discuter avec les uns et les autres de la forme que va prendre ce dialogue et ne pas décider par soi-même, au risque de heurter les autres qui diront : « Vous nous amenez dans une camisole forcée. » », expose Hermann Yameogo, président de l’Union nationale pour la démocratie et le développement. « Donc, nous posons le principe et nous attendons maintenant [de voir] comment les tractations vont éventuellement se mener, pour qu’on trouve cette fois-ci la meilleure forme pour enclencher ce dialogue salvateur pour le pays. »

Tout en restant « fidèle à ses principes », c’est-à-dire « recourir à l’arbitrage du peuple », au cas où il n’y aurait de consensus sur le Sénat et le sort de l’article 37 de la Constitution burkinabè, le Front républicain soutient qu’il mettra tout en œuvre pour la préservation de la paix et la cohésion sociale au Burkina Faso.

Source:RFI

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