Le Bénin et le Burkina Faso se redonnent la main contre le terrorisme. La visite de travail du nouveau président béninois Romuald Wadagni porte déjà des fruits. Le Burkina Faso a déployé son armée à Koualou – Kourou, une zone neutre et sensible entre les deux pays. L’armée burkinabè marque désormais sa présence dans cette partie frontalière avec des équipements lourds pour des patrouilles conjointes.
Suspendue depuis quelques années, la coopération militaire va reprendre entre le Bénin et le Burkina Faso. Au-delà des mots, des actions concrètes annoncent déjà l’effectivité de ce réchauffement diplomatique sur le plan sécuritaire. L’armée burkinabè se déploie à Koualou-Kourou. Une équipe de militaires burkinabè transportant un matériel armé lourd a été constatée dans la zone. Ils ont été chaleureusement accueillis par les militaires béninois, visiblement soulagés par ce renfort qui vient les appuyer dans la lutte quotidienne contre les groupes terroristes.
Ce déploiement renforce la présence militaire dans cette zone généralement attaquée par les terroristes. Les militaires béninois et burkinabè vont reprendre les patrouilles conjointes afin de quadriller la zone. Cette montée en puissance pourrait étouffer les velléités des groupes terroristes à Koualou-Kourou. La rupture de la coopération militaire entre les deux États a favorisé leur expansion dans la zone. La dernière attaque meurtrière dans cette zone date de quelques semaines.
Dans son discours d’investiture, le président béninois a pris l’engagement de travailler à la reprise de la coopération avec les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES). Un mois après sa visite au Burkina Faso, son offensive diplomatique porte des fruits. Le président du Burkina Faso, Ibrahim Traoré, avait exprimé sa disponibilité à contribuer à la réussite de la reprise de la coopération.
Déclarée zone neutre en 2009 par Cotonou et Ouagadougou, la localité de Koualou-Kourou, constituait une pomme de discorde entre les deux États. Cette décision de zone neutre avait été accompagnée de la mise en place d’un comité mixte bénino-burkinabè pour assurer la gestion de la zone. Les deux pays avaient pris l’engagement d’éviter les actes tendant à s’approprier Koualou-Kourou. Ainsi, aucun pays ne doit y installer son drapeau. L’accord a également mis fin aux patrouilles unilatérales, privilégiant les patrouilles conjointes.
Afrique sur 7
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