Ghana : la police démantèle un réseau Qnet, 33 Béninois retrouvés

Au Ghana, la police de l’immigration a démantelé un réseau Qnet qui prenait en otage 33 Béninois. Ils se sont retrouvés piégés dans un engrenage de promesses mirobolantes non tenues. La plupart ont été embarqués dans cette histoire par des proches et amis, qui, sur instruction des « leaders », faisaient croire qu’il y avait des opportunités de travail très bien rémunérées au Ghana. Depuis que des réseaux de Qnet sont démantelés dans la sous-région, c’est le même procédé qui est décrit. Paradoxalement, la situation s’empire de jour en jour malgré la répression et la sensibilisation.

Enième démantèlement de réseaux Qnet au Ghana. Comme c’est souvent le cas, plusieurs Béninois identifiés parmi les victimes. L’opération a été menée par la police ghanéenne en collaboration avec l’Association des étudiants et stagiaires béninois au Ghana. Selon Faouziath Adéboukola, secrétaire général de l’Association des étudiants et stagiaires béninois au Ghana, « c’est un réseau appelé Qnet qui fait des propositions un peu mensongères aux étudiants et stagiaires béninois. Ils mentent en évoquant une opportunité d’emplois conditionnée au paiement d’une somme. »

Une fois sur place, les victimes constatent la supercherie. Dépouillés de leurs ressources et privés de leurs documents de voyage, le retour au bercail devient difficile et presque impossible. Derrière, il y a un véritable lavage de cerveau qui est opéré pour faire croire aux victimes qu’il n’y a que le réseau qui les rendra riches. En contrepartie de primes dérisoires, ils sont contraints de convaincre et de faire venir d’autres victimes dans cette malheureuse aventure. « Si tu dois repartir, tu dois emmener quelqu’un pour prendre ta place ou tes parents paient de l’argent », a indiqué Faouziath Adéboukola.

Parmi les victimes, le cas d’un jeune homme a attiré l’attention. Titulaire d’une licence obtenue au Maroc, il s’est fait piéger par l’une de ses anciennes camarades. Convaincu de trouver un bon emploi à Accra comme l’a promis sa camarade, il abandonne tout au Maroc et rejoint le Ghana. Comme toutes les autres victimes, la désillusion a été totale pour lui. Mais il n’est pas encore prêt pour retourner au pays. « Je veux partir, mais pas maintenant, à la fin de l’année », a-t-il indiqué.

Des conditions de vie désagréables

Les victimes sont entassées dans une chambre, avec une petite cuisine. « Ils dormaient à même le sol. L’odeur était insupportable côté femme comme côté homme. Ils ne mangeaient pas, ils étaient amaigris. Paradoxe : les victimes refusent de rentrer au Bénin malgré ces conditions de vie. Selon la Secrétaire générale des étudiants et stagiaires béninois au Ghana, parmi les 33 victimes, une seule personne a accepté de se faire rapatrier.

Afrique sur 7


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A propos Colombo KPAKPABIA 1944 Articles
Colombo Kpakpabia est Directeur de publication du journal Le Temps. Il capitalise plus de 32 ans d'expérience dans la presse écrite et audiovisuelle. Colombo axe son travail sur la recherche et l'efficacité. Contact Email: [email protected]

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