Quatre drones rwandais ayant pour cible l’aéroport international de Bangboka à Kisangani dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), ont été interceptés et abattus dans le périmètre de l’aéroport où un avion commercial était en approche, a dénoncé dimanche l’autorité provinciale.
« Quatre de ces drones ont été interceptés et abattus dans le ciel de Bangboka : le premier à 15h48′, le deuxième à 17h30′, le troisième à 19h30′ et le dernier à 19h48′ ; alors qu’un appareil civil de la Compagnie Africaine d’Aviation (CAA) amorçait déjà son atterrissage depuis 19h45′ », a écrit Claudine Atisadi, porte-parole du gouvernement provincial de Tshopo.
Ce communiqué indique que, depuis 00H GMT du 1er mars 2026, la coalition de l’armée rwandaise et du mouvement rebelle M23-AFC, mène des frappes au moyen de drones kamikazes équipés de sous-munitions contre cette infrastructure civile située à plus de 1000 km des lignes de front.
Ces attaques se sont intensifiées aux heures de forte affluence des activités aéroportuaires civiles, avec l’approche d’aéronef transportant des passagers civils.
L’exécutif provincial a exprimé sa gratitude au Président Félix Tshisekedi pour l’installation à Kisangani d’un système moderne de défense aérienne, tout en saluant le professionnalisme et l’efficacité des Forces armées de la RDC (FARDC) ainsi que de leurs partenaires face à ces menaces.
Il a, en outre, invité la population au calme et à la vigilance, l’exhortant à se mobiliser activement autour des opérations «Yebela voisin» et « Filimbi».
Cette nouvelle attaque par drones intervient un mois après celle ayant visé, entre le 31 janvier et le 1er février 2026, la même infrastructure aéroportuaire civile avec plusieurs drones kamikazes chargés de munitions non conventionnelles, mais maîtrisés par les FARDC.
Cette violation du cessez-le-feu est le modus operandi des Rwandais depuis 1994, avec l’avènement de Paul Kagame.
Les autorités congolaises ont ainsi mis en place un système qui a fait ses preuves à Kisangani et ailleurs faisant preuve d’une réelle capacité de défense du territoire national et des civils congolais.
Mettre en danger des avions commerciaux est constitutif de crime de guerre et de crime contre l’humanité : « Ce n’est pas nouveau pour l’armée de Paul Kagame », a ironisé un diplomate africain de Kinshasa, faisant allusion à l’avion du Président Juvénal Habyarimana abattu à Kigali le 6 avril 1994, aux côtés de son homologue burundais, Cyprien Ntaryamira.
ACP/C.L., Agence congolaise de presse
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