Arrivé à RFI en 1992, Benson Diakité fut le complice d’Amobe Mevegue dans Plein Sud, et il a présenté sur RFI Signe des temps, Diaspora ou encore Elan. Le journaliste a ensuite quitté la « radio mondiale » pour retourner au Mali comme conseiller du président Amadou Toumani Touré.
Outre sa grande culture, tous ceux qui ont croisé Benson Diakité se souviennent de son humilité, de sa bienveillance et évidemment de son chapeau melon qu’il ne quittait presque jamais. Toute l’équipe de RFI pense ce soir à sa famille et à ses proches.
RFI
Une voix familière sur les ondes internationales
Originaire de Bancoumana, dans le Mandé, Abdoulaye Benson Diakité a débuté son parcours professionnel dans l’enseignement avant de se tourner vers les médias. Son ascension radiophonique s’est construite entre le Gabon, où il a collaboré avec Africa N°1 et la Radio Télévision Gabonaise, et la France. C’est toutefois au sein de Radio France Internationale (RFI) que sa notoriété s’est consolidée. Entre 1994 et 2009, il s’est imposé comme une voix incontournable, notamment à travers l’émission Plein Sud aux côtés d’Amobé Mévégué, contribuant à donner une visibilité accrue aux dynamiques sociales et culturelles des sociétés africaines et de leurs diasporas.
L’expérience au service de l’État
Au-delà de son activité journalistique, Benson Diakité a mis son expertise en communication au service des institutions maliennes. En janvier 2010, il intègre le Secrétariat général de la Présidence de la République en tant que conseiller technique, avant d’être nommé conseiller spécial du Président Amadou Toumani Touré en août 2011. Il a par la suite exercé des fonctions de conseiller à la communication auprès de la présidence de l’Assemblée nationale, témoignant d’une passerelle constante entre la pratique médiatique et la gestion de la communication politique.
Transmission et engagement culturel
Malgré ses responsabilités institutionnelles, Abdoulaye Benson Diakité n’a jamais rompu avec le journalisme. Ces dernières années, il intervenait régulièrement sur la chaîne TM1, offrant aux téléspectateurs une analyse nourrie par son expérience des grandes rédactions internationales et sa connaissance fine des réalités locales. Son engagement s’étendait également au secteur culturel, comme en témoigne le lancement du Festi’Bazin en 2014, un projet visant à valoriser le savoir-faire artisanal malien. Pour les nouvelles générations de journalistes, sa carrière demeure un exemple de longévité et de polyvalence, illustrant une volonté permanente de transmettre et de partager une vision éclairée de l’actualité.
Kumba.media
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