Canada: Un détenu se fait livrer par drone un repas McDonald’s et de l’alcool devant la fenêtre de sa cellule

Un drone. Illustration

Faits divers – Après qu’un détenu s’est fait livrer un repas McDonald’s dans une prison sécurisée du Canada, un syndicat tire la sonnette d’alarme concernant des livraisons par drone de plus en plus fréquentes

Un détenu de la prison de Sainte-Anne-des-Plaines, au Québec (Canada), s’est fait livrer une commande McDonald’s, comprenant des nuggets et des frites, ainsi que de l’alcool, jeudi. Le repas a été déposé sur le rebord de la fenêtre de sa cellule par un drone, rapporte CBC.

L’affaire a été révélée par le syndicat canadien UCCO-SACC-CSN, représentant les agents correctionnels. La livraison a eu lieu en pleine nuit, vers 3 heures du matin. « Le détenu a trouvé ça très drôle, le matin, au moment de la ronde des agents », déplore le président de la section régionale du syndicat. Mais cette histoire n’amuse pas le syndicaliste. Ce dernier s’inquiète de la facilité avec laquelle les détenus se font livrer des objets illicites.

« Quelle sera la prochaine étape ? »

Cette crainte est d’autant plus justifiée que la prison de Sainte-Anne-des-Plaines possède une unité spéciale de détention, comme le précise CTV News. Depuis 1984, près de 90 détenus peuvent y être hébergés. Il s’agit principalement de dangereux criminels. Certains des meurtriers les plus tristement célèbres du Canada, comme Clifford Olson et Allan Legere, y ont purgé une partie de leur peine, aux côtés de terroristes condamnés, détaille CBC.

« Nous avons atteint un point critique : un détenu s’est fait livrer un repas McDonald’s… Quelle sera la prochaine étape ? », poursuit le syndicaliste. Malgré le déploiement de technologies de détection, tous les drones ne sont pas repérés. Cela pourrait être dû à l’identification d’angles morts par les pilotes. Le syndicat demande donc à ce que des filets de protection physiques soient installés, même si cela semble rudimentaire.

Pour le président du syndicat, cette livraison devrait alerter le ministre fédéral de la Sécurité publique, Gary Anandasangaree. Le budget du ministère aurait d’ailleurs été raboté de 132 millions de dollars canadiens (près de 84 millions d’euros) dernièrement. De son côté, le service correctionnel canadien affirme qu’une enquête est en cours et qu’il lutte activement contre ces livraisons grâce au travail des employés, des services de police et des technologies de détection.

20minutes.fr


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A propos Colombo KPAKPABIA 1127 Articles
Colombo Kpakpabia est Directeur de publication du journal Le Temps. Il capitalise plus de 31 ans d'expérience dans la presse écrite et audiovisuelle. Colombo axe son travail sur la recherche et l'efficacité. Contact Email: [email protected]

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