CEDEAO – AES : entre cohabitation et affrontement, Ibrahim Traoré fait son choix

Après la rupture, la CEDEAO et l’AES tentent de mettre en place un cadre de collaboration. Les discussions sont en cours pour définir les modalités de cette cohabitation entre les deux organisations qui priorisent les intérêts des populations. Mais le président de la Confédération de l’AES, Ibrahim Traoré, s’attend à tous les scénarios possibles. Il a indiqué que l’AES est prête à tout pour imposer le « respect ».

Le Mali, le Burkina Faso et le Niger sont sortis de la CEDEAO en portant des griefs sévères contre l’institution sous-régionale, mais pour autant ils ne rejettent pas tout. Ces derniers mois, les trois pays réunis au sein de l’AES ont ouvert la voie du dialogue avec la CEDEAO. « Nous avons demandé de mettre des mécanismes en place pour qu’il y ait des coopérations entre les deux entités sur les questions d’intégration, de transport, de développement », a rapporté Ibrahim Traoré.

Pour le président du Burkina Faso, le plus important c’est de parvenir à collaborer dans le respect mutuel. Le président du Burkina Faso prévient que l’AES tient à se faire respecter et est prête à aller à l’affrontement pour ça. « Ma posture est simple : s’il faut que l’on passe par des postures violentes pour arriver au respect, on va y aller, et qu’on y aille le plus vite possible d’ailleurs. Donc, cohabitation ou cohabi-tension, nous sommes preneurs, mais nous préférons la cohabitation », a-t-il déclaré.

En marge de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies, les représentants de l’AES ont indiqué que leur organisation veut construire un partenariat basé sur un cadre juridique clair avec la CEDEAO. Ils ont par ailleurs précisé que ce partenariat doit tenir compte des intérêts des populations.

Dans son intervention, le président de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel réitère les accusations contre la CEDEAO. Il a une fois encore évoqué l’ingérence présumée des puissances étrangères dans la gestion de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Il a également accusé certains chefs d’État de la sous-région qui se prêteraient au jeu des puissances étrangères et qui se laisseraient « manipuler ». Pour Ibrahim Traoré, ces dirigeants africains se croient encore à l’époque coloniale.

Afrique sur 7


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A propos Colombo KPAKPABIA 1093 Articles
Colombo Kpakpabia est Directeur de publication du journal Le Temps. Il capitalise plus de 31 ans d'expérience dans la presse écrite et audiovisuelle. Colombo axe son travail sur la recherche et l'efficacité. Contact Email: [email protected]

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