Côte d’Ivoire : ce que propose Alassane Ouattara pour l’architecture électorale

En Côte d’Ivoire, le gouvernement dévoile la monture de la réforme dans la gestion de l’organisation des élections nationales. Au cours d’une rencontre tenue ce lundi 22 juin 2026, le Premier ministre Robert Beugré Mambé a présenté aux représentants des partis politiques les grandes lignes de ce que propose le pouvoir pour assurer l’organisation des élections après la suppression de la Commission électorale indépendante (CEI).

Les premières réflexions sur la réforme électorale

Au stade actuel des travaux, aucun nom n’est encore évoqué pour désigner le nouvel organe. Mais les premières réflexions ont déjà abouti de façon concrète aux piliers sur lesquels cet organe va fonctionner. Selon le Premier ministre, ces trois piliers ont été définis en fonction du diagnostic qui a été fait et sur lequel tous les acteurs sont unanimes. Le premier définit la mission exclusive de l’organe, qui est l’organisation matérielle des élections. Le deuxième décrit un organe chargé du recensement des votes pour assurer la qualité et la sincérité des résultats et enfin un troisième pilier qui porte sur la supervision et le contrôle de l’ensemble du processus.

Les objectifs poursuivis par le gouvernement en proposant cette architecture sont principalement au nombre de trois. Premièrement, l’exécutif entend faire du nouvel organe un mécanisme électoral capable de garantir la rigueur de l’organisation matérielle du scrutin, la sincérité des résultats et la crédibilité de la supervision générale du processus. Le deuxième objectif consiste à consolider davantage la confiance à chacune des étapes décisives du processus électoral. Le troisième objectif visé est « d’assurer la neutralité dans la composition des équipes dudit organe afin qu’il demeure professionnel dans son fonctionnement et toujours transparent et crédible dans ses décisions ».

Le chef du gouvernement a précisé qu’à l’étape actuelle, aucune décision définitive n’est encore prise. Les travaux sont en cours. C’est d’ailleurs pour ça qu’il a invité les acteurs politiques à faire des propositions et observations pour améliorer les résultats des travaux. « La mise en place de nouveaux organes chargés de conduire le processus électoral ouvre une page nouvelle. Cette page, nous devons l’écrire dans la confiance, avec lucidité et courage, avec responsabilité au nom de l’amour que nous portons tous à notre chère Côte d’Ivoire », a déclaré Robert Beugré Mambé.

Le Premier ministre lance un appel à la responsabilité

Le Premier ministre rappelle à l’attention des acteurs politiques que la question électorale ne doit pas « fragiliser ce que tant d’Ivoriennes et d’Ivoiriens ont contribué à rebâtir ». « Nous avons une histoire forgée par les épreuves que nous avons surmontées ensemble, en reconstruisant avec générosité notre pays. Nous partageons ensemble une foi commune en la grandeur de notre nation », a-t-il indiqué dans son adresse.

Il faut souligner que tous les acteurs politiques des différentes sensibilités ont relevé la pertinence de la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI). Toutefois, le PDCI-RDA a critiqué la méthode utilisée par le gouvernement. Selon le parti d’opposition, la dissolution a été actée de manière unilatérale sans consultation de toute la classe politique.

Après la séance de ce jour, Charles Blé Goudé, président du COJEP, a salué la démarche participative engagée par le gouvernement autour des travaux devant aboutir à la création du nouvel organe.

Afrique sur 7


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A propos Colombo KPAKPABIA 1880 Articles
Colombo Kpakpabia est Directeur de publication du journal Le Temps. Il capitalise plus de 32 ans d'expérience dans la presse écrite et audiovisuelle. Colombo axe son travail sur la recherche et l'efficacité. Contact Email: [email protected]

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