Né au Soudan en 1987, Karam Hassan n’imaginait pas que sa vie basculerait un jour sur les routes de l’exil. Aujourd’hui cadre et chef de projet chez L’Oréal à Paris, il est également fondateur de l’association La Voix des Réfugiés.
Fuir le Soudan pour survivre
En 2013, après des études en Inde, Karam Hassan retourne dans son pays natal. Mais à son arrivée à l’aéroport, il est arrêté par les autorités soudanaises. Le régime l’accuse d’appartenir à un groupe d’opposition.
Après un passage en prison, les autorités tentent de le contraindre à devenir informateur dans son propre quartier. Une situation qu’il décrit comme insoutenable.
Après plusieurs tentatives de passage clandestin, un événement tragique change le cours de sa vie : la mort d’un ami, écrasé par un camion lors d’une tentative de traversée. Ce drame le pousse à renoncer à l’Angleterre et à demander l’asile en France.
Derrière chaque réfugié, une histoire
C’est à Arras, dans le nord du pays, que Karam Hassan entame sa reconstruction. Il apprend le français en écoutant la radio et la musique française, aidé notamment par une ancienne enseignante qui devient pour lui une véritable “maman de France”.
Il poursuit ensuite ses études, obtient un diplôme universitaire, puis intègre Sciences Po. Quelques années plus tard, il rejoint le groupe L’Oréal, où il travaille aujourd’hui comme chef de projet.
Parallèlement, il crée l’association La Voix des Réfugiés, qui vise à donner la parole aux personnes exilées et à valoriser leurs parcours.
À travers son livre et son engagement associatif, Karam Hassan souhaite rappeler que derrière chaque réfugié se cache une histoire, des talents et des espoirs.
Euronews
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