Opposant à Erdogan et détenu depuis un an, Ekrem Imamoglu, maire d’Istanbul et candidat du principal parti d’opposition turc, est jugé à partir de ce lundi pour une vaste affaire de corruption. Il est considéré comme l’un des rares hommes politiques turcs capables de vaincre Erdogan pour la présidentielle qui doit se tenir avant mi-2028. Emprisonné depuis un an, le maire d’Istamboul Ekrem Imamoglu comparaît à partir de ce lundi devant le tribunal de Silivri dans une vaste affaire de corruption. Âgé de 54 ans, celui qui avait été désigné candidat du CHP (Parti républicain de peuple, social-démocrate), principal parti d’opposition en Turquie, est accusé d’avoir dirigé un vaste réseau criminel sur lequel il exercerait une influence « telle une pieuvre. »
Arrêté le 19 mars 2025, Ekrem Imamoglu fait face, au côté de 407 autres accusés, à des accusations allant de la corruption au détournement de fonds et à l’espionnage. Il encourt une peine pouvant aller jusqu’à 2.430 ans de prison.
« Une tentative d’intimidation » de l’opposition
Avant l’ouverture de ce procès-fleuve, les organisations de défense des droits humains Human Rights Watch et Amnesty International ont dénoncé l’instrumentalisation du système judiciaire turc pour écarter les opposants politiques. « Cela porte la marque d’une tentative d’intimidation des opposants politiques et de réduction au silence des voix dissidentes dans le pays », a affirmé Dinushika Dissanayake, directrice adjointe d’Amnesty International pour l’Europe. « Ce procès de masse est l’exemple le plus extrême de l’instrumentalisation inquiétante du système judiciaire turc, dont l’indépendance a désormais été presque entièrement anéantie »…
20 Minutes avec AFP
En savoir plus sur Le Temps
Subscribe to get the latest posts sent to your email.


Laisser un commentaire