En plein conflit, les États-Unis testent un missile nucléaire de longue portée

Les États-Unis ont testé un missile nucléaire « Minuteman III » vers le Pacifique, alors que Donald Trump défend son projet de bouclier antimissile « Golden Dome ».

Un tir de missiles nucléaire américain en pleine montée des tensions internationales ? Ce n’est pas de la science-fiction. Les États-Unis ont procédé le 3 mars à un nouvel essai de missile balistique intercontinental Minuteman III, capable de filer à plus de 24 000 km/h et de parcourir pas moins de 13 000 kilomètres.

Le tir, toutefois réalisé sans ogive nucléaire, a été effectué depuis la base spatiale californienne de Vandenberg, en direction de l’océan Pacifique. Officiellement, il s’agit d’un exercice de routine. Dans un communiqué, l’US Air Force explique que « les aviateurs de l’Air Force Global Strike Command ont procédé à un tir d’essai opérationnel non armé ». L’objectif est de « démontrer l’état de préparation des forces nucléaires américaines et de renforcer la confiance dans la létalité et l’efficacité de la dissuasion nucléaire du pays ».

Ce type d’essai est régulièrement mené par Washington afin de vérifier la fiabilité de ses systèmes. Le précédent remonte à novembre 2025. Mais dans le contexte géopolitique actuel, ces démonstrations militaires sont scrutées de près.

Le Minuteman III n’est pas une arme nouvelle. Bien au contraire. Entré en service en 1970, il est aujourd’hui le plus ancien système d’armes nucléaires stratégiques encore utilisé par l’armée américaine. Environ 400 missiles sont déployés dans des silos souterrains répartis sur le territoire américain. Reliés à des centres de commandement ultra-sécurisés, ils peuvent être lancés en quelques minutes après réception de l’ordre présidentiel par des équipages composés de deux officiers.

Le missile peut emporter plusieurs ogives nucléaires indépendantes, chacune capable de frapper une cible différente avec une grande précision. Il a fait l’objet de nombreuses modernisations. Et si certains de ses composants remontent toutefois encore à la guerre froide, Washington prépare sa relève.

Le « Golden Dome »

Le Minuteman III doit être progressivement remplacé par un nouveau programme baptisé Sentinel, destiné à moderniser la composante terrestre de la dissuasion nucléaire américaine. Mais ce projet accumule déjà retards et surcoûts.

En parallèle, Donald Trump pousse un autre projet autrement plus ambitieux : le « Golden Dome » (« Dôme doré »), un gigantesque bouclier antimissile censé protéger les États-Unis contre des attaques par missiles balistiques, hypersoniques ou de croisière. Doré car le président américain chérit particulièrement cette teinte à en croire la nouvelle décoration de la Maison-Blanche.

Inspiré du Dôme de fer israélien, ce système reposerait sur une architecture mêlant radars, capteurs et missiles intercepteurs déployés sur plusieurs niveaux (au sol, en mer, dans les airs…) et potentiellement dans l’espace.

Le président américain assure qu’un tel dispositif pourrait « intercepter des missiles même s’ils sont lancés depuis l’autre côté de la Terre ».

Anne-Fleur Andrle, hoffpost


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A propos Colombo KPAKPABIA 1588 Articles
Colombo Kpakpabia est Directeur de publication du journal Le Temps. Il capitalise plus de 32 ans d'expérience dans la presse écrite et audiovisuelle. Colombo axe son travail sur la recherche et l'efficacité. Contact Email: [email protected]

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