Des leaders religieux invités à proscrire la discrimination et l’intolérance fondées sur les croyances

Des leaders religieux de diverses confessions du Grand Lomé ont pris part, le jeudi 22 janvier à Lomé, à un atelier d’échanges consacré à la lutte contre la discrimination et l’intolérance fondées sur les croyances religieuses.

La séance a été initiée par le ministère de la Justice et des Droits humains, à travers la direction de la prévention des conflits dans le cadre de la promotion des droits humains et du vivre-ensemble pacifique qui vise à renforcer la compréhension mutuelle entre les responsables religieux et à favoriser leur implication dans la prévention et la lutte contre toutes les formes de discrimination liées aux croyances religieuses.

Selon l’Observatoire de la liberté religieuse, le Togo compte, 48% de chrétiens, 33% d’animistes et 18% de musulmans, et moins de 1% de la population appartient à d’autres croyances ou n’a pas de religion. Le taux de discrimination religieuse a été estimé à 13% par une étude d’Afrobaromètre publiée en septembre 2018.

Les échanges ont porté sur deux thématiques : « Droit à la liberté de croyance et de religion au Togo » et « Le cadre d’exercice des cultes au Togo ». Lors des partages, les participants ont évoqué des manifestations de l’intolérance religieuse, ainsi que des mécanismes de prévention et de résolution pacifique des conflits. Ils ont aussi partagé leurs expériences de terrain et formulé des recommandations en vue de promouvoir la tolérance, le respect des différences et la cohésion sociale. Les leaders religieux ont également appelé à une collaboration accrue entre l’Etat et les confessions religieuses afin de consolider la cohésion sociale.

Le représentant du ministre de la Justice a relevé l’importance du rôle des leaders religieux dans la sensibilisation des fidèles. « Vous êtes des porteurs d’espérance, des bâtisseurs de paix, des médiateurs naturels dans nos sociétés. En tant qu’autorités morales et spirituelles, vous avez la capacité de déconstruire les préjugés, de promouvoir le dialogue interreligieux et de cultiver la tolérance dans toutes ses dimensions ». pour sa part, la directrice de la prévention des conflits, a fait savoir que « la discrimination et l’intolérance fondées sur la religion contredisent les valeurs profondes des écritures sacrées et des traditions. Elles exacerbent des divisions communautaires et constituent des graves menaces à la paix sociale ».

Les participants ont réaffirmé leur engagement à œuvrer pour la tolérance, le respect mutuel et la coexistence pacifique entre les différentes communautés religieuses du pays.

La discrimination et l’intolérance fondées sur les croyances désignent des comportements, des attitudes ou des décisions injustes envers une personne ou un groupe à cause de ses croyances religieuses, spirituelles, philosophiques ou de l’absence de croyance.

Avec ATOP


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A propos Colombo KPAKPABIA 1498 Articles
Colombo Kpakpabia est Directeur de publication du journal Le Temps. Il capitalise plus de 32 ans d'expérience dans la presse écrite et audiovisuelle. Colombo axe son travail sur la recherche et l'efficacité. Contact Email: [email protected]

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