C’est l’Agence Ecofin qui le dit. Le gouvernement nigérian a annoncé le 13 décembre, la découverte de 2200 milliards de nairas (7,22 milliards de dollars) de créances cachées dans les comptes publics à l’issue d’une opération d’audit.
«2200 milliards de nairas de créances non intégrées dans les statistiques officielles et qui sont dues à des prestataires de services publics et privés ont été découvertes dans les registres du gouvernement fédéral», a précisé le gouvernement dans un tweet, indiquant que ces dettes cachées sont héritées de l’administration de l’ex-président Goodluck Jonathan (2010-2015).
Les créances découvertes sont dues à des entreprises de services, des négociants de pétrole, des exportateurs et des sociétés de distribution d’électricité, a détaillé la ministre des Finances, Kemi Adeosun (photo), dans un communiqué. Elles seront réglées grâce à des obligations ayant une maturité de 10 ans.
Selon les analystes du groupe bancaire Ecobank, la dette cachée représente 2,3% du produit intérieur brut du Nigeria, dont le ratio dette/PIB est de 16,6%.
L’annonce du gouvernement nigérian intervient alors que l’économie locale est entrée en récession pour la première fois depuis plus de 20 ans. Autrefois premier producteur de brut en Afrique, le Nigeria subit de plein fouet la chute des cours de l’or noir sur le marché international. Le pays le plus peuplé du continent tire en effet 70% de ses revenus et environ 90% de ses recettes en devises des exportations du pétrole.
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