Au Cameroun, une décision politique majeure relance les débats sur la succession au sommet de l’État. Le président Paul Biya, au pouvoir depuis 1982, a réintroduit la fonction de vice-président… avant de nommer à ce poste son propre fils, Franck Emmanuel Biya.
Cette nomination intervient après l’adoption d’une réforme constitutionnelle soutenue par plus de 200 parlementaires. Désormais, le vice-président devient automatiquement chef de l’État en cas de démission, d’incapacité ou de décès du président. Une évolution présentée par les autorités comme un moyen de garantir la stabilité et la continuité du pouvoir.
Mais cette décision suscite aussi de vives inquiétudes. Car contrairement à d’autres systèmes, le vice-président n’est pas élu, mais directement nommé par le chef de l’État pour un mandat de sept ans.
Avec cette nomination, Franck Emmanuel Biya cumule également des fonctions clés, notamment dans le domaine de la défense. Un choix qui alimente les critiques sur une possible succession dynastique.
La fonction de vice-président avait pourtant été supprimée en 1972. Son retour aujourd’hui marque un tournant politique majeur dans l’organisation du pouvoir au Cameroun
Euronews
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