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Dialogue: Ce qu’ils se sont dit (Première partie)

Les Togolais sont allés au dialogue sur des positions irréconciliables. Le Ghanéen, Nana Akufo-Addo, solidement installé à bord, pourra- t- il emmener les parties vers un consensus?

S’il n’y a pas de doute que les Ghanéens prennent très au sérieux leur rôle de médiateur- pour des raisons de prestige et de politique intérieure,  on  peut en revanche se demander si les acteurs politiques togolais ne font pas écho aux expressions en vogue en ce moment dans l’opinion et la presse telles que «jeu de dupes » ou « fake dialogue ».

15 février, premier jour du comité préparatoire. Premières tensions. Tensions avant match. La délégation de la Coalition des 14 partis de l’opposition est arrivée pile à l’heure. Celle du pouvoir est en retard de plus d’une heure. Les représentants de la Coalition sont quelque peu agacés d’autant que les Ghanéens sont aussi présents. Stratégie de déstabilisation de l’adversaire? La vérité est des plus cocasses. Une histoire de composition des  délégations. Il y avait une entente sur la composition des délégations. Trois de chaque côté. Cependant, cette après-midi-là, Brigitte Adjamagbo-Johnson, coordinatrice de la coalition et Jean-Pierre Fabre, chef de file de l’opposition, accompagnent  Eric Dupuy, Ouro-Dikpa Tchatikpi, et Jean Kissi, les trois délégués de la Coalition au Comité préparatoire. Du coup, le pouvoir, qui attendait de voir avant de savoir qui choisir,  renforce sa délégation des ministres du gouvernement,  Gilbert Bawara et Payadowa Boukpessi. Quand Brigitte Adjamagbo-Johnson et Fabre quittent leurs délégués, la délégation du pouvoir se retrouve à cinq.

Ni la délégation de la coalition ni la facilitation n’en font un sujet d’inquiétude. Jean Pierre Fabre ironise même là-dessus. «Nous avons envoyé 3 personnes mais elles valent 30», dira Jean-Pierre Fabre après avoir quitté sa délégation.

Au début des travaux, le facilitateur Albert Kan-Daapah  soumet un projet de  règlement intérieur et demande à chaque partie de prendre  15 minutes pour l’étudier. La coalition est dans le temps. La délégation UNIR-Gouvernement fera encore plus d’une heure. Et elle chipote sur les mots du règlement intérieur. Par exemple, dans la partie relative au contexte du dialogue,  la partie gouvernementale conteste l’expression « crise grave ». Au final, l’introduction deviendra : « La République du  Togo  fait face à une crise du fait de divergences entre les principaux acteurs du pays sur un certain nombre de questions d’importance nationale ».

Nationalité douteuse 

Deuxième clash. Gilbert Bawara dénie la légitimité de certains participants. «Il y a des gens ici qui ne sont pas togolais et ne sont assis à cette table que parce que nous le tolérons », aurait-il dit selon une source proche de la coalition. Vives réactions des délégués de la coalition qui exigent de Bawara une clarification.

«Monsieur Bawara, vous avez été ministre en charge de l’administration territoriale.Votre collègue Boukpessi est en charge de l’Administration territoriale. Vous détenez les informations sur tout le monde. Dites-nous qui n’est pas togolais dans cette salle !»,  s’est agacé Éric Dupuy en montrant sa carte d’identité togolaise selon une source proche d’un membre de la coalition.

 Finalement, Gilbert Bawara bat en retraite en déclarant ne s’adresser à personne en particulier.

Mais il reviendra à la charge le lendemain16 février. Contrairement aux apparences et à certains post sur les réseaux sociaux, la cible du ministre Bawara n’était ni Jean Pierre Fabre ni Éric Dupuy mais bel et bien Ouro-Djikpa Tchatchikpi, le conseiller du président du PNP, Tikpi Atchadam.

Les deux délégations auront de nouveaux accrochages sur la composition des délégations et l’ordre du jour. Faute d’accord ces questions sont renvoyées au 19, premier jour du dialogue. La question de la composition des délégations est en effet tranchée le 19 février.  Trois membres du gouvernement s’ajouteront aux  7 membres d’UNIR. A charge à l’opposition de  rallonger de trois membres sa délégation.

On aura donc  côté pouvoir: Christia Trimua, Wonou Oladounoun, Fadema Waguena, Yawa Tsegan, Kondi Agba, Malick Natchaba, Atchole Aklesso (UNIR) rejoints par Gilbert Bawara, Payadowa Boukpessi et Yark Damehane du gouvernement.

Du côté de l’opposition, on a Jean-Pierre Fabre, Me Yaovi Agboyibo, Antoine Folly, Dodji Apevon, Tchassona Traoré, Pr Komi Wolou, Dr Kossi Sama, rejoints par Brigitte Adjamagbo-Johnson, et Aimé Gogué. Le dixième membre sera désigné lors d’une prochaine réunion de la coalition.

La méthode Nana Akufo-Addo

Parfaitement francophone voire francophile, le Ghanéen se met au-dessus des parties. Il impose sa notoriété aux parties en conflit. Dès le début, il a balisé le chemin: certaines questions seront débattues en plénière tandis que d’autres, plus complexes,  requerront des discussions bilatérales.

Le lundi 19 février en sa présence, la délégation du pouvoir exige avant la libération des détenus que la coalition fasse une déclaration de compassion vis-à-vis des victimes militaires. Colère contenue de la Coalition à la rescousse de laquelle vient le président ghanéen selon une source proche de la mouvance présidentielle.  «Vous-même connaissez la brutalité de votre armée. Feriez-vous une déclaration à l’égard des civils tués par l’armée ? », dit Nana Akufo – Addo. Le sujet est évacué.

Aucun débat sur le fond n’a été entamé en plénière. Et pour cause. Selon une source Ghanéenne, tandis que le pouvoir demande une déclaration formelle à suspendre les manifestations  de la part de la coalition, cette dernière exige la mise en œuvre des mesures d’apaisement et de confiance avant toute négociation ainsi que l’arrêt par le gouvernement  du processus de consultations référendaire  et électorale enclenché unilatéralement.

Pour l’heure seuls 41 personnes sur une centaine de détenus ont été libérées.

Ce n’est qu’une première partie des discussions que vous livre votre journal, mais la suite a démontré vendredi dernier les symptômes d’un point de rupture d’un dialogue mort-né.

Après plus de 55 ans de règne de la famille Gnassingbe sur le Togo, le pays est entré dans une crise politique grave depuis le 19 août marqué surtout par une mobilisation importante des populations à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Portée par une coalition de 14 partis, l’opposition réclame le retour à la Constitution de 1992 et le départ de Faure Gnassingbe, le président actuel à la suite de son troisième mandat. Le chef de l’Etat soutenu par une forte partie d’une armée quasiment tribale  n’envisage pas un départ du pouvoir à la fin de son mandat en 2020.

Le regain de la crise politique déteint sur l’économie qui a subi une perte de près de 40% des recettes fiscales selon certaines sources.

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