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Liberté de presse: Qui veut  tuer le journaliste Robert Avotor ?

La liberté de presse est en danger : alors que la justice refuse de recevoir sa plainte, Robert Avotor vient d’être victime d’un accident suspect.

Accident suspect.  Sur sa page Facebook, le directeur du bi-hebdomadaire L’Alternative  relate les épreuves que vit le journaliste Robert Avotor depuis son agression et sa torture par des gendarmes facilement identifiables. Alors que le bureau du Procureur général de la République refuse d’enrôler sa plainte, le journaliste, qui circulait à moto, a été victime d’un accident de la circulation le 19 février en début de soirée. Gravement blessé à la tête, le journaliste a reçu plusieurs points de suture.  Les circonstances de l’incident rendent  l’accident suspect. Le véhicule, un 4X4 à bord duquel se trouveraient plusieurs hommes, avait cherché visiblement à le tuer.

«Ce soir à 19 h 15 alors qu’il était sorti de chez lui pour acheter du pain au bord de la route à Sagbado, une 4 x4 avec à bord des individus l a poursuivi et l’a renversé avec sa moto avant de prendre la fuite. Le voici à peine sorti de l’hôpital avec des sutures sur le crâne. La vie de ce journaliste est en danger juste parce qu’il a décidé de porter plainte contre ses bourreaux », affirme Ferdinand Ayité, le Directeur de publication d’Alternative.

 

Repérage de domicile, menaces et coups de téléphones anonymes

Depuis que le journaliste a décidé d’ester en justice contre les gendarmes qui l’ont agressé dans l’exercice de ses fonctions puis torturé, Robert Avotor vit dans la hantise d’être assassiné.

Et pour cause, selon son patron, « Depuis quelque jours Robert Avotor journaliste à L’Alternative agressé et torturé par des gendarmes lors d’un reportage fait  l’objet de menaces et d’intimidations. Des individus à bord d’une voiture banalisée se sont rendus dans son quartier pour identifier formellement son domicile.

Il reçoit régulièrement des coups de fil anonyme qui tentent de le dissuader de porter plainte. Depuis plus d une semaine le Secrétariat du procureur de la république refuse de recevoir les deux plaintes qu il a déposé, L une contre la brigade de gendarmerie de Sagbado êt l autre contre le gendarme Hlonmadon de la brigade de Sanguera qui l a torturé. Pendant que la justice refuse de le protéger, les criminels eux sont à ses trousses pour le liquider. »

Intervention du ministre de la Sécurité

Le bureau de l’Observatoire togolais des média (OTM) s’est saisi de l’affaire. Son président, Aimé Lebon, inquiet de la tournure des événements, a demandé audience au ministre de la Sécurité et de la protection civile, Yark Damehane. Ce dernier a reçu Robert Avotor,  son patron, Ferdinand Ayité, et Aimé Lebon.

Seon Ferdinand Ayité, le ministre a instruit ses services « d’assister le journaliste dans les analyses complémentaires qui se feront ce jour notamment la radio du crâne et autres pour s’assurer de son état de santé ». Quant  aux plaintes, « [elles] seront formellement déposées ce jour avec constitution de partie civile avec l’appui des avocats et organisations des droits de l’homme».

L’intervention du  ministre pour que se débloque l’affaire sur le plan judiciaire reste tout de même surprenant. Le bureau du procureur a-t-il reçu des ordres du ministre de la Sécurité et de la Protection civile pour recevoir la plainte ? Pourquoi le bureau du procureur a -t-il refusé de recevoir la plainte ?

En principe, vu la médiatisation de l’agression du journaliste par les gendarmes facilement identifiables- ceux de la gendarmerie de Sagbado- pourquoi le procureur ne s’est pas autosaisi de l’affaire  et ait attendu que le journaliste soit victime d’une autre agression avant de recevoir la plainte ?

Des institutions contre le citoyen et la liberté d’expression

« Le procureur de la République est l’avocat de la société : il protège l’intérêt public en assurant le respect de la loi pénale », selon le code pénal.

En ayant refusé de recevoir la plainte de ce journaliste, le bureau du procureur non seulement bafoue non seulement le droit à la liberté d’expression et de presse, mais il dénie tout simplement au citoyen togolais le droit à la protection de l’Etat.

C’est en cela que le citoyen togolais est aujourd’hui réduit: les fonctionnaires chargés de lui assurer protection de l’Etat sont les premiers à lui dénier ce droit à la vie.

Le président de la Haac, Pitang Tchalla, dans un communiqué avait renvoyé dos à dos le journaliste et  les gendarmes. Il a  demandé au premier de revoir sa ligne éditoriale tout en considérant les seconds comme les principales victimes de la ligne critique du bi-hebdomadaire L’Alternative.

L’agression, la torture, du journaliste puis ce qui s’apparente à une tentative d’assassinat rappelle étrangément un passé récent de l’histoire du Togo constituée de violations massives des droits de l’homme, d’exécutions sommaires et extrajudiciaires, d’assassinats politiques.

Avec les travaux de la CVJR, on croyait cette époque révolue. Que nenni ! Quelque chose continue de suivre son cours…

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