Enseignement: Les enseignants volontaires autorisés à concourir

Monsieur Bawwara Gilbert, Ministre de la fonction publique et de la réforme admiistrative

Les enseignants volontaires âgés de 45 ans sont exceptionnellement autorisés à passer le concours national de recrutement lancé par le gouvernement au Togo.

«Les enseignants volontaires âgés de quarante-cinq ans au plus à la date du concours et titulaires des diplômes du BAC II+ CAP CEG), en activité dans les inspections régionales, sont exceptionnellement autorisés à faire acte de candidature » au concours national de recrutement d’enseignants fonctionnaires session du 12 janvier 2017, selon un communiqué conjoint des Ministères de la Fonction Publique et de l’Enseignement.

Ce communiqué intervient dans le cadre du lancement d’un concours national de recrutement de 1000 enseignants, annoncé par le ministre Gilbert Bawara de la Fonction publique en pleine grève des enseignants fonctionnaires.

Ce concours a été dénoncé par la Synergie des travailleurs du Togo (STT)  comme inopportun qui s’étonne du non-recrutement des enseignants sortis de l’Ecole nationale des instituteurs (ENI).

La STT voit en ce concours une volonté du gouvernement de briser la grève des enseignants.

L’autorisation d’enseignants volontaires ayant 45 ans d’âge vient renforcer les soupçons soulevés par les syndicats quant à la stratégie du pourrissement de la situation adoptée par le gouvernement et sa volonté inavouée de ne pas satisfaire la plate-forme de revendication des primes.

Enseignants volontaires, un lumpenprolétariat misérable

Les enseignants volontaires appelés communément E.V  constituent une particularité de l’enseignement au Togo. Il s’agit d’enseignants recrutés par les écoles d’initiative locale (ENIL),  horriblement sous-payés par les organisations rurales et dispensant une formation dont on douterait bien de la qualité.

Le salaire minimum des E.V est de 10.000 CFA contre 38.000 pour le salaire minimum général (SMIG). Dans certaines localités, ils sont  payés en nature. Cette politique des E.V et des ENIL illustre le niveau de délitement de l’école togolaise.

Manifestement, en voulant grossir les rangs  des enseignants par le recrutement du lumpenprolétariat affamé et au bout du rouleau, le ministre Gilbert Bawara de la Fonction publique met savamment en œuvre sa politique de Réforme de l’Administration.

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