Une lutte internationale est engagée contre les téléphones contrefaits

Tous les grands groupes télécoms, réunis au sein de l’Association mondiale des opérateurs télécoms (GSMA), ont décidé de s’impliquer davantage dans la lutte contre les téléphones contrefaits. Ils ont, à cet effet, signé un accord de partenariat avec l’Organisation mondiale des douanes (WCO). Pour le succès de ce combat, GSMA va intégrer sa base de données d’appareils mobiles à la plateforme Interface Public- Membres (IPM) de la WCO.

Lancée en 2011, la plateforme de l’Organisation mondiale des douanes, accessible sur ordinateur et mobile, permet d’accéder à des informations sur des produits authentiques et contrefaits, comportant des images et des descriptions générales de produits. La plateforme abrite également plusieurs fonctions comme celle d’« Alertes » qui permet d’attirer l’attention de fabricants ou des administrations douanières sur des contrefaçons, les moyens de les détecter efficacement, etc. La fonctionnalité « Routes », par exemple, permet, à travers une carte interactive, aux fonctionnaires des douanes d’avoir un aperçu des différentes routes que doivent suivre les produits authentiques et donc d’être plus suspicieux vis-à-vis des produits contrôlés hors de ces itinéraires.

D’après un rapport d’IHS Markit, cité dans une étude de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT) de 2014, il existait un marché mondial de 250,4 millions de téléphones mobiles contrefaits  en 2011. Ce volume de faux appareils a certainement cru au fil des années, du fait de l’entrée sur le marché mondial de nouveaux fabricants.

La lutte internationale contre les téléphones contrefaits, les membres de la GSMA ont décidé de s’y impliquer davantage, au regard des problèmes que cela leur cause dans les pays où ils fournissent des services télécoms. D’après les sociétés télécoms, les régulateurs télécoms leur mettent la pression, suite aux plaintes des consommateurs pour la mauvaise qualité de réseau qui découle souvent, en grande partie, de la qualité de l’appareil utilisé par l’abonné. Cette situation met à mal leur réputation en tant que fournisseur de service de qualité. De plus, estiment les membres de la GSMA, les téléphones contrefaits présentent un important risque de sécurité pour les abonnés qui les utilisent pour accéder à la data ou aux services e-paiement sur mobile.

Muriel Edjo (Agence Ecofin)

Soyez le premier à commenter

Votre avis sur cet article