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Dialogue en RDC: La Méthode du Médiateur Edem Kodjo

L’ancien Premier Ministre du Togo, Edem Kodjo tente depuis quelques mois d’aider la classe politique congolaise à accorder les violons pour l’organisation des prochaines élections sur des bases consensuelles. Les discussions qui se déroulent à Kinshasa ont été perturbées par les violences intervenues les 19 et 20 septembre, avec des dizaines de morts. Les équations du dialogue se compliquent pour le Facilitateur de l’Union Africaine. Sa méthode de facilitation aurait pu aider à trouver des solutions consensuelles.

Le refus d’une frange importante de l’opposition de prendre part aux travaux du dialogue fait peser de sérieux risques sur les conclusions qui en seront issues. L’UDPS d’Etienne Tshisekedi, le G7 favorable à l’ancien gouverneur Moïse Katumbi et le MLC de Jean-Pierre Bemba (en prison à La Haye) ne participent pas au dialogue. Les deux premiers groupes ont été à l’origine de la manifestation de la semaine dernière. Ils représentent l’opposition radicale qui serait prête à tout, pour obliger Joseph Kabila à quitter le pouvoir au terme de son mandat le 19 décembre prochain. Leur revendication est le soubassement du dialogue politique dont la référence est la Résolution 2277 du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

L’impossible « dialogue »

Certains Congolais opposés au dialogue politique (convoqué/souhaité) par le président Kabila, ont décidé de faire d’Edem Kodjo, la source de leur problème. En vérité, le refus de participer au dialogue actuel est une position de principe qui participe du bras de fer politique dans ce pays qui n’a guère connu de stabilité depuis la fin des années 90. Pour les adversaires au régime, participer à ce dialogue reviendrait à cautionner la violation de la constitution par Joseph Kabila. Ce dernier n’ayant pas réussi (ou voulu) organiser les élections dans les délais constitutionnels, il n’est pas possible de lui permettre de rester au pouvoir dans le cadre d’un accord politique qui de ce fait prorogerait son mandat. Tel est l’argumentaire principal du Rassemblement des forces politiques acquises au changement, dont le leader est Etienne Tshisekedi.

Tout en s’appuyant sur la résolution onusienne qui préconise un « dialogue inclusif », cette opposition croit dur comme fer que le facilitateur désigné par l’UA « roule pour Joseph Kabila ». Elle n’en fournit aucune preuve cependant. Tshisekedi n’a pas hésité à récuser à plusieurs reprises le facilitateur. Ce dernier pourtant ne désempare par: « J’étais en vacances à Brazzaville lorsque la président de la Commission de l’Union Africaine m’a appelé pour me proposer de conduire cette médiation… Il m’a fallu prendre 24 heures pour y réfléchir avant de marquer mon accord« , nous a confié Edem Kodjo au téléphone depuis Kinshasa. Et l’ancien Secrétaire Générale de l’OUA de rappeler qu’il bénéficie du soutien de toute la communauté internationale pour mener sa mission. En effet, à la demande de l’opposition, un groupe de soutien a été mis en place, comprenant des représentants de diverses organisations internationales, dont l’UE, l’OIF, l’UA…

L’approche par co-modérateurs

En vue de mener à bien les discussions sur les questions inscrites à l’ordre du jour du dialogue, Edem Kodjo a fait désigner par chacun des groupes politiques un leader qui joue le rôle de « co-modérateur ». Ainsi l’opposition politique a-t-elle confié son leadership à Vital Kamerhé, président du parti UNC, pendant que la majorité présidentielle se fait conduire par Alexis Tambwe Mwamba, le ministre de la justice. Ce sont les deux co-modérateurs qui dirigent les travaux du dialogue à tour de rôle; le facilitateur n’intervenant que pour régler des questions de blocage ou celles relatives au cadrage des échanges.

Des travaux préparatoires avaient été organisés avant l’ouverture du dialogue, qui ont permis aux participants de s’accorder sur une feuille de route.

La co-modération est une méthode qui a permis de créer la confiance entre les participants au dialogue. Une approche de médiation qui aurait pu permettre à la RDC de parvenir à un règlement du contentieux politique sur une base durable, n’eussent été les avatars du bras de fer permanent.

Vers un accord politique problématique

Au lendemain des émeutes à Kinshasa, l’Eglise catholique (la CENCO) a décidé de suspendre sa participation au dialogue. Elle exige que l’accord politique comporte entre autres la date précise des prochaines élections. Une partie de la société civile a également quitté les discussions. Les groupes non politiques réclament « plus d’inclusivité ».

Les deux parties au dialogue ont convenu que les élections présidentielles et législatives soient couplées. Mais elles n’ont pas indiqué à quelle date elles doivent être organisées. Cette question dite technique a été laissée à la Commission électorale. Cette dernière est également taxée d’être au service du régime. Ainsi le dialogue tangue-t-elle entre une démarche de compromis politique et la soumission à une solution technique, loin d’avoir l’unanimité des parties prenantes.

On tend toutefois vers un accord politique entre la majorité et une partie de l’opposition. Le compromis pourrait porter sur la mise en place d’une transition dont le gouvernement comprendrait des membres de l’opposition.Voilà l’autre enjeu du dialogue qui ne facilite pas l’implication honnête des différentes officines politiques kinoises.

Un tel accord a été rejeté avant même sa conclusion par ceux qui ne participent pas au dialogue. Certains caressent le rêve d’un « vrai dialogue inclusif », avec un nouveau facilitateur. Même si on y arrive, rien n’assure qu’un solution viable y découlerait.

K. Agboglati

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