L’actualité vue par Le Temps du Togo

Sénégal: Le groupe de presse Wal Fadjjri perd son fondateur

L’un des pionniers de la presse privée Sénégalaise, patron du…

Tennis : Nouvelles courts pour encourager la pratique de la discipline

Deux courts de tennis ainsi que des bâtiments administratifs et…

ONMT: Tous les médecins ne sont pas inscrits à l’ordre

L’Ordre national des médecins, ONMT, a organisé ses premières journées…

Un journaliste rwandais accusé de "terrorisme"

Un journaliste rwandais, pigiste pour le service local de la…

Eduquer à la paix par le dialogue inter religieux

Des acteurs communautaires ont échangé le 26 novembre à Sokodé…

Nigeria : Des programmes pour former les détenus dans les prisons

Les autorités des Services pénitentiaires au Nigéria (NPS) tentent de…

Le diocèse de Dapaong consacre trois nouveaux prêtres

Trois diacres du diocèse de Dapaong ont été ordonnés prêtres.…

Centrafrique : Un prêtre retrouvé calciné après les combats à Alindao

"On a retrouvé son corps, calciné", a déclaré l'abbé Mathieu…

Les pharmaciens mobilisés contre l’usage excessif des antibiotiques

Les pharmaciens célèbrent leur semaine au Togo. Pour cette nouvelle…

Ouganda : Onze écoliers meurent dans l'incendie de leurs dortoirs

Onze jeunes garçons Ougandais ont été tués et 20 grièvement…

Il guettait les proches des patients pour voler leurs motos

Voleur de motos? Un présumé avait sa tactique unique pour…

Togo/Bénin : Négociation pour la délimitation de la frontière maritime

Le Togo et le Bénin négocient la délimitation consensuelle de…

Cameron : Libération de la journaliste anglophone Mimi Mefo

La journaliste anglophone camerounaise, Mimi Mefo, a été libérée samedi…

Tchad : Un an de prison ferme pour "séquestration" d'une mineure

L'époux de la jeune Hawariya, qui l'accusait de l'avoir séquestrée…

eSwatini : La fille du roi, ministre de l'Information du royaume

La fille du roi Mswati III de l'eSwatini, ancien Swaziland,…

Mobilisation pour améliorer les conditions de vie des personnes âgées

L’Etat togolais mobilise ses partenaires pour la mise en œuvre…

Le Togo accueille un colloque international sur les plantes médicinales

Lomé abritera en décembre un colloque international sur les plantes…

Etude : Des chiens capables de diagnostiquer le paludisme

Des chiens spécialement formés pourraient diagnostiquer le paludisme en flairant…

Niels Högel, «l'infirmier du diable» accusé d'une centaine de meurtres

«Le pire meurtrier d'Allemagne depuis Hitler», «l'infirmier du diable», «le…

Tanzanie : Dar es Salaam appelle à dénoncer les homosexuels

Le gouverneur de Dar es Salaam et environs est en…

Guinée-équatoriale : Alfredo Okenve, a été arrêté et "roué de coups"

Un défenseur des droits humains équato-guinéen, Alfredo Okenve a été…

Gabon : la mouvance Anonymous a attaqué les sites officiels

Des hackers de la mouvance Anonymous ont revendiqué les attaques…

Indonésie : Un avion de Lion Air parti de Jakarta s'écrase…

Un appareil de la compagnie Lion Air a disparu des radars…

Liberia : Weah annonce la gratuité pour le premier cycle universitaire

Le président du Liberia, GeorgeLe président Georges Weah vient d’annoncer…

François Jeronimo Amorin J., héros de la lutte indépendantiste disparaît.

François Jeronimo Amorin Joao compte parmi les ardents militants ayant…

Canal+ condamnée pour un "éloge appuyé" du Togo

La chaîne française Canal+ a été condamnée par le CSA,…

Le Maroc teste son projet de télémédecine en zone rurale

Le Maroc a lancé, le 22 octobre 2018, la phase…

Raila Odinga nommé haut représentant de l'Union africaine

L’Union africaine nomme l’opposant kényan, Raila Odinga haut représentant de…

Arrestation pour contrefaçon de la quinine en RDC 

Deux responsables d'un des plus grands laboratoires pharmaceutiques en RDC…

Ethiopie : au moins 120 clous extraits de l'estomac d'un patient

Des médecins d'un hôpital de la capitale éthiopienne ont extrait…

«
»
TwitterFacebookGoogle+

Eglise catholique du Togo: d’observation électorale, tu ne feras pas

Désaveu du processus électoral ou aveu d’impuissance, l’Eglise catholique apostolique romaine habituée à l’observation des élections sur le plan national, n’enverra pas cette fois-ci des observateurs sur le terrain lors du scrutin du 25 avril prochain.

Selon le site news.alome.com, l’institution religieuse la plus organisée et la plus influente voire la plus impliquée dans la vie politique du pays, évoque plusieurs raisons liées à l’histoire controversée des élections au Togo.

La première raison est liée à la non-opérationnalisation des 68 recommandations de la Commission Vérité Justice Réconciliation, dirigée par l’évêque d’Atakpamé, Mgr Nicodème Barrigah-Bénissan.

Dans un souci d’une justice transitionnelle liée à la présidentielle chaotique d’avril 2005 (400 à plus de 1000 morts selon les organisations des droits de l’homme), le président sortant Faure Gnassingbé avait mis sur pied cette commission pour plancher sur l’histoire politique violente du Togo et trouver les voies et moyens possibles pour arrêter la spirale de la violence.

Les 68 recommandations de la CVJR n’ont  jamais  été mises en application ou partiellement,  surtout l’aspect concernant les réformes constitutionnelles et institutionnelles.

La seconde raison est liée dit-on à la non-publication du rapport d’observation de la présidentielle de mars 2010. Depuis cinq ans, le public reste toujours dans l’attente du rapport de cette activité de la Commission épiscopale Justice et Paix (CEJP), en charge de l’observation électorale. Des dissensions entre les membres de l’Eglise catholique sont à l’origine de l’escamotage de ce rapport,  certains responsables avaient exprimé leurs craintes d’une publication mettant notoirement en cause le déroulement controversé de l’élection présidentielle, d’autant plus que les sbires du  régime avait effectué une descente illégale au sein de l’Eglise pour y opérer une saisie du matériel informatique de la cellule du candidat Jean-Pierre destiné au comptage du vote. Même si les conclusions  avaient fuité dans la presse, l’Eglise reste circonspecte en ce qui concerne la situation politique nationale.

Refus des réformes constitutionnelle et institutionnelle

La non-mise en œuvre des recommandations de l’Accord politique global d’août 2006 sous-tend également le refus de participation de la part de l’Eglise au processus électoral.

Avant la mise sur pied de la CVJR à laquelle l’Eglise est partie prenante,  la classe politique au sortir du scrutin sanglant d’avril 2005 avait signé un accord politique dit Accord politique global (APG), à l’instigation de l’Union Européenne et sous le parrainage de Blaise Compaoré, ex-président du Burkina Faso. Le refus des réformes institutionnelles et constitutionnelles, partie importante de l’APG, constitue la pomme de discorde du théâtre politique. Une partie de l’opposition qui a fait de la mise en œuvre des réformes une exigence appelle les électeurs au boycott de la présidentielle prochaine.

 Echec et hypocrisie

Au-delà de ces raisons exprimées, il s’agirait plutôt d’une lassitude voire d’une impuissance de l’Eglise catholique face à l’enlisement  et la confusion de la situation politique. Le dernier communiqué de la Conférence des évêques du Togo (CET) avait conclu sur un appel désespéré aux Togolais à « prier » pour sauver le Togo. Un cri de détresse qui n’occulte guère l’hypocrisie de l’institution catholique face à la sempiternelle crise politique, au moment où au Congo-Kinshasa et au Burundi, les responsables religieux catholiques appellent les dirigeants arrivés en fin  de mandat et  tentés par la conservation du pouvoir, à prendre leur retraite.

Plusieurs prêtres avouent en privé éprouvé de la gêne quant à l’attitude de l’Eglise  orpheline d’une position tranchée et cohérente en ce qui concerne la question des réformes constitutitionnelles et le refus du parti au pouvoir de tenir ses promesses. Pour certains religieux, la mission de l’Eglise est de porter secours à ses fidèles dans la détresse pour qu’ils ne perdent le chemin de Dieu. Or la direction du politique crée une situation d’égarement et de mal-être chez les ouailles. S’appliquer à demander aux fidèles de prier, c’est faire preuve d’aveuglement et dans ce cas, la religion devient l’opium du peuple comme le disait Karl Marx.

Parfois trop impliquée dans la crise politique- les hommes politiques faisant systématiquement recours aux religieux comme médiateurs dans la crise, l’Eglise catholique voudrait peut-être aussi prendre ses distances avec un théâtre qui devient de plus en plus intolérant. L’un  des dirigeants de la CEJP, le Professeur Magloire Kwakuvi, a été taxé de vendu au régime et traité de tous les noms d’oiseaux par les partisans du refus au président sortant Faure Gnassingbé de briguer un troisième mandat.

Isolationnisme

Un sentiment d’échec sur toute la ligne qui peut se comprendre également à travers des promesses non tenues de Faure Gnassingbé. Insulté par la société civile, l’Eglise s’est peut-être compromise à travers la confiance du prélat Nicodème Barrigah-Bénissan au Président Faure Gnassingbé. Selon les responsables de l’ANC,  le CST  (Coalition de partis d’opposition et de la société civile) n’avait participé aux législatives 2013 que contre la promesse de l’ambassadeur des Etats-Unis et du Prélat d’Atakpamé Mgr Nicodème Barigah-Bénissan, d’user de leurs influences pour pousser à la mise en œuvre des réformes constitutionnelles et institutionnelles. Une promesse jamais réalisée compte du refus du pouvoir.

L’attitude des religieux catholiques pourrait résulter aussi d’une méfiance voire un désaveu d’un processus électoral suspect. La précampagne a été émaillée de fortes querelles sur le fichier électoral dont l’intégrité est mise en cause. Le Ghanéen John Dramani Mahama, président en exercice de la CEDEAO avait reconnu ces imperfections et recommandé un report de dix jours, le temps de laisser les experts de l’OIF apporter les correctifs idoines au fichier. Les mêmes experts ont conclu à la non-fiabilité du fichier électoral et plaideraient pour une annulation du scrutin, mais à la surprise générale, les candidats à la présidentielle ont trouvé un accord pour aller à la présidentielle  avec un « fichier non fiable mais consensuel », d’après le général Siaka Sangaré, chef de la mission de l’OIF.

Reste à savoir si ce premier refus de l’observation électorale, est le signe d’un nouveau  départ  dans l’histoire de l’Eglise catholique apostolique et romaine  du Togo, celui de son propre isolement des activités politiques. Une auto-destitution qui ne déplairait pas à certains observateurs de la scène politique. Depuis la conférence nationale souveraine présidée par l’archevêque émérite Philippe Fanoko Kpodzro, l’implication de l’Eglise dans l’histoire politique n’a pas fait que du bonheur aux populations.

3648 Vues totales 6 Vues ce jour
(Visited 351 times, 1 visits today)

Laisser un commentaire

Newsletter