La Coalition Arc-en-ciel recolle les morceaux mais a probablement perdu toute crédibilité

Après s’être fait ridiculisés publiquement pour contestation du choix de Me Dodji Apevon, les leaders de la coalition Arc-en-ciel font profil bas. Selon Gerry Taama, le dirigeant du NET, que tout est rentré dans l’ordre.

L’ex lieutenant des Forces armées togolaises parle d’un problème de communication à l’origine du couac incroyable dans la cohésion de la Coalition Arc-en-ciel.

 Les propos tenus durant le week-end ont été tenus dans un contexte d’information mais dans les jours à venir, ils vont sans aucun doute avoir une évolution. Une bonne partie des choses a été mise au clair à la réunion d’hier, a-t-il souligné Gerry Taama sur Victoire FM.

L’ex-militaire devenu homme d’affaires et dirigeant politique essaie de limiter les dégâts en recollant les morceaux, les leaders contestataires seraient victimes de leurs collaborateurs qui n’auraient pas fait de comptes-rendus fidèles !

Me-Dodji-Apévon

Mais le mal est déjà fait. Il semble difficile que la Coalition Arc-en-ciel se remette d’un tel coup venant de son propre camp.  Non seulement Me Dodji Apévon, son candidat à la candidature unique de l’opposition, sort amoindri mais la crédibilité de la Coalition est sérieusement entamée.  Qui pourrait encore avoir confiance à des leaders politiques qui ne respectent même pas un vote interne ?

Pour preuve, le report des discussions CST-Arc-en-ciel sont reportés. A en croire les Etats-majors de certains partis, le conclave a été repoussé pour permettre à la coalition Arc-en-ciel de régler ses problèmes internes.  Il s’agit donc moins de divergences entre les deux formations de l’opposition. Le CST qui garde sa cohésion et se présente uni et solidaire derrière son « candidat naturel », Jean-Pierre Fabre,  a-t-il encore envie de discuter avec une coalition aussi divisée ?

Sans jouer aux Cassandre, il faut croire que la question de la candidature unique de l’opposition à la présidentielle est un vœu pieux. L’opposition ira à la présidentielle en rangs dispersés.

Pourtant les deux regroupements de l’opposition réfléchissent sur une stratégie unitaire qui doit conduire à avoir les réformes et/ou une candidature unique de l’opposition face au champion du pouvoir Faure Gnassingbé.

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